LA COUR : Très bien, nous entendrons le prochain témoin de la défense.
M. GILLEN : Merci, Votre Honneur. La défense appelle Robert Linker.
ROBERT LINKER, appelé comme témoin au nom des défendeurs, après avoir prêté serment ou affirmation conformément à la loi, a déposé comme suit :
LE GREFFIER ADJOINT : Si vous pouvez indiquer votre nom et l'écrire pour le procès-verbal.
LE TÉMOIN : Robert Linker. R-O-B-E-R-T, initiale du milieu S, L-I-N-K-E-R.
M. GILLEN : Votre Honneur, je sollicite l'autorisation de poser des questions préliminaires au témoin afin d'établir que ses intérêts sont contraires, de sorte que les questions suggestives sont appropriées.
M. WALCZAK : Nous allons faire une objection à ce qu'il prenne M. Linger comme partie adverse. Nous ne faisons pas d'objection à ce qu'il effectue une enquête préliminaire à ce sujet.
M. GILLEN : Peut-être plus de contexte, Votre Honneur ?
LA COUR : Oui, car je suis enclin à autoriser les questions suggestives, compte tenu des contraintes de temps que nous avons. Mais votre objection porte sur le fait de l'appeler en tant que témoin adverse ?
M. WALCZAK : Il – selon la règle 611(c), Votre Honneur, je ne pense pas qu'il corresponde à la définition d'un témoin hostile ou défavorable dans cette affaire. Je veux dire qu'il est en fait employé par les défendeurs dans cette affaire.
LA COUR : Très bien. Pourquoi ne pas développer davantage, M. Gillen ?
M. GILLEN : Bien sûr, Votre Honneur. M. Linker est un enseignant. Il est en effet employé par le district scolaire de Dover Area. En tant qu'employé du district scolaire, il a une obligation contractuelle de mettre en œuvre les politiques adoptées par le conseil.
Dans ce cas, lui et ses collègues du département des sciences n'ont pas réussi à le faire. Ils ont refusé de lire la déclaration exigée par la politique du programme d'études. Ils ont refusé de distribuer des lettres et le formulaire de retrait, qu'ils étaient tenus de distribuer dans le cadre de la mise en œuvre de la politique par l'administration. Ils ont fait appel à un avocat pour les représenter dans leurs discussions avec l'administration en raison de menaces ou de craintes de responsabilité, tant envers des tiers qu'au sein du district, dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique. Dans ces circonstances, Votre Honneur, je ne vois pas comment il ne peut pas être considéré comme défavorable.
M. WALCZAK : Votre Honneur, l'embauche d'un avocat par les enseignants est vraie. Les mêmes limitations qui ont été imposées à la défense ont été imposées aux avocats des plaignants. Je n'ai jamais rencontré M. Linker. Je n'ai jamais parlé à M. Linker avant aujourd'hui. Je lui ai été présenté peu avant le procès. Il est clairement une partie adverse, tel que ce terme est utilisé selon l'article 611(c).
M. GILLEN : Pas du tout.
LA COUR : Eh bien, attendez, c'est dans le -- c'est dans la disjonction. Il n'a pas besoin d'être défavorable. Il peut être hostile. Il pourrait être un témoin identifié à une partie adverse.
M. GILLEN : C'est exact, Votre Honneur. Et les enseignants ont coopéré avec les plaignants sur plusieurs points. Ils se sont rencontrés avec eux.
LA COUR : Laissez-moi vous demander, quel est le mal ?
M. WALCZAK : Votre Honneur, je ne suis pas sûr de ce qu'il veut en venir, mais une partie de --
LA COUR : Eh bien, voici ce que nous allons faire. Je vais lui laisser la parole pour les apparents objectifs limités qui concernent la mise en œuvre de la politique, car nous allons continuer ici. J'entendrai vos objections, cependant, et -- mais je vais autoriser les questions à piège -- laissez-moi vous poser cette question. Indiquez-vous que le témoin n'a pas été révélé ?
M. WALCZAK : Non, le témoin a été révélé. Il ne nous a pas été révélé ce matin-là, lorsque nous sommes entrés en cour, qu'ils allaient l'appeler comme s'il était à la croquis.
Je veux dire que je n'ai pas rencontré M. Linker. Si j'avais su qu'ils allaient l'appeler comme s'il était à la croisée des chemins, nous aurions pu préparer ce différend différemment. L'autre point que je voudrais simplement faire en termes de -- je pense qu'il est clair que certainement ce test à trois parties selon la dernière phrase de 611(c) est disjonctif. Lui -- et il est clairement clair qu'il ne s'agit pas d'une partie adverse ou d'un témoin identifié à une partie adverse. La question est de savoir s'il est hostile. Il a été déposé, Votre Honneur, dans cette affaire.
LA COUR : Le témoignage hostile est une décision que je dois prendre, et je ne le sais pas, et c'est pourquoi je dis, continuons, et s'il apparaît qu'il ne l'est pas, j'entendrai une nouvelle objection. Mais continuons.
M. WALCZAK : Notez simplement mon objection.
LA COUR : Je note votre objection. Nous allons rejeter votre objection pour le moment. Vous pouvez renouveler votre objection si les circonstances le justifient lors de l'examen. Et M. Gillen, vous pouvez continuer.
M. GILLEN : Merci, Votre Honneur.
Q Monsieur Linker, je souhaite simplement établir quelques faits ici dès le début. Vous êtes un employé du district scolaire de Dover Area ?
A Correct.
Q En tant qu'employé, avez-vous une obligation contractuelle de mettre en œuvre les politiques du district scolaire ?
A Correct.
Q Dans ce cas, vous avez refusé de mettre en œuvre le changement de programme adopté par le conseil le 18 octobre 2004, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Vous avez refusé de lire la déclaration exigée par la politique du programme, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Vous avez refusé de distribuer les lettres et les formuliers de désinscription que l'administration a demandé de distribuer dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du programme, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Avez-vous conservé un avocat pour vous représenter en liaison avec cette affaire ?
A Correct.
Q Vous avez conservé ce conseil pour vous représenter, vis-à-vis de l'administration et du conseil scolaire ?
A Correct.
Q Et vous avez conservé un conseil pour vous représenter ici en relation avec votre témoignage dans cette affaire, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Monsieur Linker, vous avez assisté à une réunion du conseil en automne 2003 avec Alan Bonsell, qui concernait la présentation de la théorie de l'évolution dans les écoles à Dover ?
A Ce n'était pas une réunion du conseil.
Q Une réunion du comité du programme scolaire ?
A Dans -- dans une vraie pièce.
Q Oui.
A Correct.
Q Et lors de cette réunion, vous avez décrit comment vous avez présenté la théorie de l'évolution aux élèves.
A En fait, Jenn Miller était notre porte-parole pour cela.
Q Jenn -- Jenn a bien fait une description, mais vous aussi, n'est-ce pas ?
M. WALCZAK : Votre Honneur, je vais renouveler mon objection aux questions suggestives ici.
LA COUR : Annulé à ce stade.
Q Mme Miller a bien fait la majeure partie de la parole, mais vous aussi, M. Miller — je veux dire M. Linker, c'est bien cela ?
A Lors de cette réunion, on m'a demandé si j'enseignais cela de la même manière, et j'ai répondu oui.
Q D'accord. Et vous avez également fourni certaines informations sur la manière dont vous présentez la théorie de l'évolution, n'est-ce pas ?
A Pas lors de cette réunion en particulier.
Q Bon, avez-vous indiqué que vous avez présenté la théorie de l'évolution d'une manière similaire à celle de Jenn Miller ?
A Oui.
Q Vous avez décrit comment vous avez commencé à enseigner la théorie de l'évolution, vous avez pris le tableau noir et vous avez tracé une ligne au milieu, c'est correct ?
A Non, pas lors de cette réunion. La réunion où j'ai tracé la ligne, c'était avec M. Baksa. M. Bonsell n'était pas présent lors de celle-ci.
Q D'accord.
M. GILLEN : Votre Honneur, puis-je m'approcher ?
LA COUR : Vous pouvez.
M. GILLEN : Merci.
M. ROTHSCHILD : Votre Honneur, pour le procès-verbal, le conseil de M. Linker va se joindre à nous au bureau du conseil.
LA COUR : D'accord. Je voulais mentionner cela, et je pense que c'est une bonne idée. Pourquoi ne pas inscrire votre comparution aux procès-verbaux.
MADAME PENNY : Merci, Votre Honneur. Je m'appelle Jane Penny. Je viens du cabinet d'avocats Killian et Gephart.
LA COUR : Très bien, ravi de vous voir. Nous prendrons note de votre présence et vous autoriserons à soulever toute objection ou à faire tout commentaire que vous souhaitez inscrire au procès-verbal.
MADAME PENNY : Merci, Votre Honneur.
LA COUR : Continuez.
M. GILLEN : Merci, Votre Honneur.
Q Monsieur Linker, je vous prie de bien vouloir porter votre attention à la page 17 de votre déposition, ligne 21. En préambule, je vous demande, vous souvenez-vous que j'ai pris votre déposition le 10 juin 2005 ?
A Page 17 ?
Q Oui, ligne 21.
A D'accord.
Q D'accord. Et avant d'aller plus loin, M. Linker, je vous demande, vous souvenez-vous que j'ai pris votre audition le 10 juin 2005 ?
A Oui.
Q Et avant – lorsque le dépôt a commencé, vous avez été mis sous serment ?
A Correct.
Q Vous vous en souvenez ? Et vous aviez le devoir de dire la vérité, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Et vous avez compris cela ?
A Oui.
Q Et vous l'avez fait ?
A Oui.
Q D'accord. Je vous demande de regarder la ligne 21. Et vous verrez qu'il y a une question là, « Et si nous regardions l'automne 2003 ; vous vous souvenez d'une réunion avec M. Bonsell. » Vous vous souvenez de votre réponse ?
A Oui.
Q Et vous indiquez que la réunion a bien eu lieu, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Et est-ce bien cette réunion où vous avez décrit la manière dont vous avez enseigné la théorie de l'évolution ?
A C'était la réunion avec M. Bonsell. C'était la réunion où Jenn était notre porte-parole. Jenn Miller était notre porte-parole. Et comment j'ai enseigné la théorie de l'évolution, plus spécifiquement, c'était avec M. Baksa.
Q D'accord. Je vous demande de porter votre attention sur la ligne -- page 19, ligne 17. Si vous regardez la ligne 14, vous verrez que je vous ai posé cette question. « Je me souviens davantage de la réunion que M. Bonsell -- comme les gens assis autour et je peux le croire. » C'était votre réponse, correct ?
A Correct.
Q Si vous regardez en dessous, je vous ai posé une question : « Dites-moi ce que vous pouvez, brièvement, sur ce que vous avez dit à M. Baksa, sur la manière dont vous avez présenté la théorie de l'évolution. » Et vous avez continué à répondre.
N'est-ce pas en référence à la réunion avec M. Bonsell ?
A Je n'ai pas — la réunion avec M. Bonsell, je n'ai rien dit sur le fait de diviser le tableau noir.
Q Bon, parlons maintenant de la réunion avec M. Baksa.
Pendant cette réunion, vous avez dit à M. Baksa que, au début de votre exposé sur la théorie de l'évolution, vous aviez tracé une ligne au milieu du tableau, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Et vous avez écrit évolution d'un côté, c'est correct ?
A Correct.
Q De l'autre côté, vous avez écrit créationnisme, c'est correct ?
A Correct.
Q Et vous avez commencé par dire que le créationnisme était basé sur la religion et les écrits de la Bible, c'est bien ça ?
A Correct.
Q Et vous avez dit que vous n'alliez pas parler de créationnisme car vous n'étiez pas expert dans ce domaine, c'est bien cela ?
A Correct.
Q Vous avez dit que votre formation était de l'autre côté du terrain, dans les sciences, c'est correct ?
A Correct.
Q Vous avez dit que de ce côté se trouvaient des faits basés sur la science, le registre fossile, l'ADN et autres, c'est bien cela ?
A Correct.
Q Les enseignants de Dover n'ont jamais enseigné l'origine de la vie, c'est correct ?
A Correct.
Q Et Bert Spahr était présent à cette réunion avec M. Bonsell, c'est bien cela ?
A Correct.
Q Et elle a apporté une pile de documents juridiques relatifs à la discussion avec M. Bonsell ?
A Correct.
Q Et ceux liés à la présentation de la théorie de l'évolution, c'est correct ?
A Oui.
Q Et la présentation du créationnisme, correct ?
A Correct.
Q Lors de la réunion avec M. Bonsell, il n'a pas critiqué votre méthode d'enseignement ?
A Non.
Q Lorsque vous avez quitté la réunion, vous avez senti que ses préoccupations avaient été prises en compte ?
A Correct.
Q Vous avez senti que rien ne résulterait de la réunion ?
A Correct.
Q Depuis la fin de 2003, à partir de cette réunion, en automne, jusqu'à la fin de 2003, vous n'avez eu aucune discussion avec personne dans l'administration concernant la présentation de la théorie de l'évolution, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Plus tard, vers juin 2004, vous vous souvenez avoir été demandé de revoir une vidéo, n'est-ce pas ?
A Oui.
Q Et vous croyez que M. Baksa vous a fourni cette vidéo ?
A Correct.
Q Personnellement, vous vouliez regarder la vidéo parce qu'elle parlait des lacunes dans la théorie de l'évolution avec de nombreux scientifiques éminents, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Elle a passé toutes les lacunes de la théorie de l'évolution telles que vous les connaissiez, correct ?
A C'était la vérité, honnêtement, c'était la première fois que j'ai vu beaucoup de lacunes.
Q D'accord. Certaines des lacunes étaient des lacunes dont vous avez réellement parlé, n'est-ce pas ?
A Je n'ai jamais enseigné les lacunes, mais les lacunes dont ils parlaient étaient les sujets que j'enseignais en classe.
Q D'accord. Et vous pensiez qu'il était intéressant d'entendre l'autre côté de l'histoire lorsque vous avez visionné cette vidéo, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Vous avez laissé — vous avez laissé en parlant à vos collègues et en indiquant que la vidéo était bonne ?
A Correct.
Q En ce qui concerne la modification du programme, lorsque nous parlons de la note indiquant que l'origine de la vie n'est pas enseignée, vous saviez que les enseignants ne l'enseignaient pas, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Vous reconnaissez que le dessein intelligent a abordé l'origine de la vie, de sorte que la note interdirait l'enseignement du dessein intelligent, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Lorsque le changement de programme a été voté, pensiez-vous que vous passeriez zéro jour à enseigner le dessein intelligent, c'est correct ?
A Correct.
Q Vous avez reconnu que vous n'étiez pas expert en dessein intelligent, donc vous pensiez ne pas pouvoir l'enseigner, c'est correct ?
A Correct.
Q Vous aviez une inquiétude quant à être poursuivi par un parent, c'est correct ?
A Correct.
Q Vous avez demandé à l'administration, aux enseignants -- y compris vous, les enseignants y compris vous, de demander à l'administration de leur dire ce qu'ils devaient faire concernant la mise en œuvre du changement de programme, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Lorsque vous avez tracé cette ligne au milieu du tableau et que vous avez mentionné le créationnisme aux élèves, saviez-vous que le créationnisme, l'enseignement du créationnisme, était illégal ?
A Correct.
Q Avez-vous cru que vous faisiez quelque chose d'illégal ?
A Non.
M. GILLEN : Aucune autre question, Votre Honneur.
LA COUR : Très bien. Merci, M. Gillen.
Q Bonjour, M. Linker.
A Bonjour.
Q Vous enseignez la biologie au district scolaire de Dover depuis longtemps ?
A Correct.
Q Depuis combien de temps enseignez-vous ?
A C'est ma douzième année.
Q Et vous avez enseigné l'évolution dans le cadre de cette biologie ?
A Correct.
Q Et vous enseignez depuis de nombreuses années avec Jenn Miller ?
A Correct.
Q Rob Eshbach ?
A Oui.
Q Maintenant, avant l'automne 2003, un quelconque administrateur, un quelconque administrateur du district scolaire de Dover Area, vous a-t-il interrogé sur la manière dont vous enseignez l'évolution ?
A Non.
Q Un membre du conseil d'administration vous a-t-il déjà interrogé sur la manière dont vous enseignez ou présentez l'évolution ?
A Non.
Q Un membre du conseil d'administration ou un administrateur vous a-t-il interrogé sur la manière dont vous enseignez quoi que ce soit en biologie ?
A Non.
Q Avez-vous déjà rencontré un membre du conseil d'administration avant l'automne 2003 ?
A Non.
Q Maintenant, en plus d'être professeur de biologie, êtes-vous impliqué dans d'autres activités au sein du district scolaire ?
A Oui, je suis l'entraîneur principal de lutte.
Q Êtes-vous impliqué dans d'autres activités sportives ou des activités d'entraînement dans la municipalité ?
A Oui, je m'engage pour le football des plus jeunes.
Q Est-il donc juste de dire que vous ne passez pas tout votre temps à réfléchir ou à enseigner la biologie ?
A Correct.
Q Maintenant, je veux passer à l'automne 2003, et je veux clarifier un peu la chronologie de ce qui s'est passé à cette époque. Maintenant, vous aviez deux réunions sur l'évolution cet automne ?
A Correct.
Q Et l'un d'eux était avec M. Baksa ?
A Correct.
Q Et un autre était avec M. Baksa et M. Bonsell ?
A Et beaucoup d'autres personnes.
Q Prenons d'abord celui avec M. Baksa. Souvenez-vous quand cette réunion a eu lieu ?
A Non, je ne suis pas très bon pour les dates.
Q Bon – et je peux comprendre cela, car j'ai exactement le même problème. Voyons si nous pouvons le préciser. Est-ce que cela s'est produit pendant les sessions scolaires ?
A Oui.
Q Donc, c'était avant que le combat ne commence ?
A Je dis oui parce que j'étais disponible.
Q Donc septembre ou octobre 2003 ?
A Oui.
Q Et comment avez-vous appris pour cette réunion, vous vous en souvenez ?
A Presque toutes les réunions, elles étaient soit envoyées par e-mail à moi, soit mon responsable de département nous disait que nous devions tenir une réunion, ou — je ne suis pas sûr dans cette réunion, cela aurait pu être une journée de formation.
Q Alors vous ne vous souvenez pas comment — vous vous souvenez d'être entré dans la réunion, que vous sachiez quel était le but de la réunion ?
A Je ne me souviens pas de cela.
Q Et vous vous souvenez où s'est tenue la réunion ?
A Probablement l'une de nos salles de classe.
Q Et vous vous souvenez qui était présent à la réunion ?
A Je sais que Jenn Miller était là, et je suis assez sûr que mon responsable de département, Bert Spahr, était là aussi.
Q Et y avait-il quelqu'un de l'administration présent ?
A Juste M. Baksa.
Q Et il n'y avait pas de membres du conseil à cette réunion ?
A Non.
Q Et vous vous souvenez de M. Baksa ayant pris la direction de la réunion ?
A Oui.
Q Et vous souvenez-vous de ce qu'il était curieux de savoir ou de lui vous disant pourquoi vous vous rencontriez ?
A Il voulait simplement obtenir des informations sur la manière dont nous enseignons le sujet de l'évolution.
Q Maintenant, la biologie comprend beaucoup de sujets différents, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Je veux dire, il y a beaucoup de théories différentes que vous enseignez dans le cadre de la biologie ?
A Correct.
Q Et le seul dont il se souciait était l'évolution.
A Oui.
Q Et quelles sortes de questions vous a-t-il posées ?
A Il était — on lui a simplement demandé comment nous l'avions présenté. Je n'ai eu aucun problème à lui répondre.
Q Et vous avez répondu de la même manière — avez-vous lui dit comment vous l'aviez présenté ?
A Oui.
Q Nous y reviendrons dans un instant et nous parlerons de la façon dont vous l'avez présenté.
D'autres enseignants ont-ils également expliqué comment ils l'ont présenté ?
A Oui.
Q Maintenant, vous avez ensuite eu une seconde réunion cet automne avec M. Bonsell.
A Correct.
Q Souvenez-vous-vous, par rapport à cette première réunion, quand cette réunion avec M. Bonsell a-t-elle eu lieu ?
A Je dirais que c'était peu de temps après, une semaine, deux semaines.
Q Et vous vous souvenez comment vous avez appris pour la réunion ?
A Je me souviens que cela s'est produit pendant les heures de classe, donc cela serait probablement venu de mon chef de département. Cela s'est produit pendant la deuxième période.
Q Et pourquoi vous souvenez-vous qu'il s'est passé pendant les heures de classe ?
A J'ai une heure de préparation avant la deuxième période, et si j'avais eu des heures de garde, j'aurais dû trouver quelqu'un pour remplacer. Je me souviens qu'un des enseignants, Leslie Prall, était en fait en classe pendant cette période – ils ont dû trouver quelqu'un pour la remplacer.
Q Donc cette réunion était si importante que vous avez été arraché à votre cours -- vos tâches habituelles en classe ?
A Bon, c'était le temps de préparation pour moi, donc --
Q Mais un autre enseignant a en fait été retiré --
A Oui.
Q Et Mme Prall est une enseignante de biologie ?
A Correct.
Q Auriez-vous reçu un avertissement pour cette réunion à l'avance ?
A Avertissement pour les jours, numéro. Je pense que je l'ai compris assez vite, peut-être la veille, peut-être le matin.
Q Et où se tenait cette réunion, vous vous en souvenez ?
A C'était dans le bureau, celui du principal -- l'une des salles de conférence du bureau du principal.
Q Vous vous souvenez qui était présent à cette réunion ?
A Je sais que Jenn Miller était présente, elle était à côté de moi ; M. Bonsell, M. Baksa, M. Rehm, Bert Spahr, M. Miller, qui était notre directeur adjoint, il est actuellement notre directeur adjoint ; Leslie Prall, et le seul dont je ne suis pas sûr, c'est M. Eshbach.
Q Et qui est M. Rehm ?
A M. Rehm était un enseignant de sciences. Il était l'enseignant STS, sciences/technologie, c'était plus environnemental. C'était plus axé sur le côté environnemental. Nous avons toujours cette classe.
Q Et c'était la première fois, je pense, que vous avez dit avoir rencontré un membre du conseil d'administration ?
A Correct.
Q Et un seul individu a-t-il pris en charge l'organisation de la réunion ou sa modération ?
A M. Baksa nous a presque tout à fait présenté et a présenté M. Bonsell. Et je me souviens simplement qu'il a dit qu'il était simplement intéressé par la façon dont vous enseignez la matière de l'évolution.
Q Vous vous souvenez-t-il avoir prononcé ces mots ?
A Oui, assez similaire. Pas les mots exacts.
Q Et les enseignants ont-ils désigné un porte-parole pour eux ce jour-là ?
A Pour le département de biologie, nous avons désigné Jenn Miller comme porte-parole.
Q Et vous vous souvenez de quel type de questions ont été posées à Mme Miller ?
A Par qui ?
Q Par M. Baksa ou M. Bonsell.
A Je pense que M. Baksa vient de dire que nous allons passer en revue comment vous enseignez la matière de l'évolution. Et je me souviens que Jenn a dit : « Je vais parler pour les enseignants de biologie, donc ce n'est pas pour tout le monde. »
Q Et vous souvenez-vous si M. Bonsell a posé des questions ?
A Je ne me souviens d'aucune question précise, mais je sais que Jenn Miller a dû répéter certaines de ses réponses, car cela concernait l'origine des espèces par rapport à l'origine de la vie.
Q Et pouvez-vous nous dire quelle est la différence ?
A L'origine de la vie est d'où vient la vie, comment elle est apparue, quand elle est apparue. L'origine des espèces est comment, comment une espèce devient une autre espèce, pour de nombreuses raisons différentes.
Q Et vous souvenez-vous de ce que Mme Miller a expliqué à M. Bonsell ?
A Presque ce que je viens de dire.
Q Et --
A Afin de --
Q Et cela convenait-il ?
A Oui, c'était bien.
Q Et avez-vous ajouté quelque chose à ce que Mme Miller disait ou à ce qu'elle avait dit à M. Bonsell ?
A Non. Si je me souviens bien, il m'a regardé et a dit : « C'est ainsi que les professeurs de biologie l'enseignent ? » Et je me souviens qu'il m'a regardé et que j'ai répondu oui.
Q Vous souvenez-vous d'avoir dit autre chose lors de cette réunion ?
A Non, non.
Q Vous vous souvenez que le dessein intelligent a été évoqué lors de cette réunion ?
A Non.
Q Vous vous souvenez que le créationnisme a été évoqué lors de cette réunion ?
A Non.
Q Maintenant, je voudrais vous demander comment, dans quelle mesure, votre présentation de l'évolution a changé après ces deux réunions, celle avec M. Baksa, celle avec M. Bonsell.
Alors, ce que je voudrais d'abord faire, c'est passer en revue comment vous enseigniez l'évolution à l'époque, avant ces réunions. D'accord. Est-ce que c'est clair ?
A Clair.
Q Et comme M. Gillen l'a discuté avec vous, vous avez apparemment tracé une ligne au tableau noir ?
A Oui.
Q Et dans ce cas – est-ce la première chose que vous avez faite lorsque vous avez introduit le sujet de l'évolution ?
A Correct.
Q Et comme j'ai compris votre témoignage, d'un côté vous avez écrit le créationnisme, et de l'autre l'évolution ?
A Correct.
Q Et ensuite, que avez-vous dit du côté du créationnisme ?
A Le créationnisme était basé sur la Bible, la religion, les écrits bibliques. Et je me souviens avoir dit que nous ne couvririons pas cet aspect car je ne suis pas certifié, et il est illégal pour moi d'en parler dans une école publique.
Et puis j'ai dit, c'est de ce côté que nous allons parler, le côté de l'évolution. Et puis les faits de ce côté étaient des choses telles que les registres fossiles, l'ADN, et ensuite j'entrais dans ce que tout le monde pense être l'évolution.
Q À tout moment, avez-vous dit ou suggéré aux étudiants que le créationnisme était une théorie scientifique ?
A Non, j'aurais pu dire que c'était une théorie.
Q Pas une théorie scientifique ?
A Non.
Q Et vous n'avez certainement pas enseigné le créationnisme ?
A Correct.
Q Et au-delà de ce que vous venez de nous dire de ce que vous avez dit aux élèves, avez-vous à nouveau abordé le créationnisme en classe ?
A Non.
Q Et avez-vous déjà reçu des questions d'étudiants sur le créationnisme ?
A Ils auraient pu poser une question, mais je leur ai dit que je ne pouvais pas en parler.
Q Et c'était votre pratique avant la réunion avec M. Baksa, puis la réunion avec M. Baksa et M. Bonsell ?
A Correct.
Q Maintenant, après cette réunion, avez-vous arrêté de faire cela ?
A Oui. Bon, j'ai arrêté de diviser le tableau en deux et d'écrire le créationnisme d'un côté.
Q Et maintenant, ils ne vous ont pas dit de faire cela, n'est-ce pas ?
A Non.
Q Mais vous avez quand même arrêté ?
A Euh, ouais.
Q Pourquoi avez-vous fait cela ?
A J'ai simplement senti qu'il y avait une certaine controverse, car j'ai dû assister à deux réunions, et pour la première fois, expliquer comment j'enseignais une matière particulière. Je ne savais pas si je faisais vraiment quelque chose de mal en écrivant le mot créationnisme au tableau, alors j'ai simplement pensé qu'il valait mieux m'en tenir presque exactement au livre.
Q Et avant vos réunions, ces deux réunions en automne 2003, aviez-vous l'habitude de montrer une vidéo dans le cadre de votre discussion sur l'évolution ?
A J'ai montré beaucoup de cassettes, en fait.
Q Et trouvez-vous que les vidéos sont un moyen efficace d'enseigner aux étudiants ?
A Oui.
Q Et, je veux dire, c'est un peu la génération MTV, mais vous trouvez que les étudiants accordent une attention particulière aux cassettes vidéo ?
A Oui, si ce sont de bons arguments.
Q Et la cassette que je crois que vous avez montrée avant les réunions à l'automne 2003 était une cassette de la chaîne Discovery ?
A Oui, beaucoup d'entre eux étaient de la chaîne Discovery.
Q Avez-vous trouvé que c'était une bonne et fiable source ?
A Oui.
Q Et quelque chose qui est accessible aux étudiants ?
A Correct.
Q Et vous vous souvenez du nom de la cassette que vous avez montrée ?
A L'un d'eux -- j'en montre plus d'un. Je ne suis pas sûr des titres exacts. Certains portaient sur la descendance commune, les registres fossiles, d'autres sur l'évolution et l'ADN.
Q Avez-vous montré un document intitulé Des singes à l'homme ?
A Probablement, pour certaines classes. Je me souviens de ce titre parce que c'est toujours -- quelqu'un dit des Singes à l'Homme, et c'est l'affirmation controversée que les enfants pensent que l'évolution est vraie tout de suite. Et c'est une bonne cassette car elle montre que les singes ne viennent pas de l'homme.
Q Alors vous avez, avant l'automne 2003, à l'occasion, montré ces bandes ?
A Oui. Je ne suis pas sûr d'avoir montré celle-là chaque semestre ou, vous savez, cela dépendait aussi du timing, du temps disponible.
Q Et après ces deux réunions à l'automne 2003, avez-vous cessé de montrer ces enregistrements ?
A Oui, je ne montre plus aucune cassette sur ce sujet.
Q Vous montrez toujours des enregistrements sur d'autres sujets ?
A Correct.
Q Mais pas sur l'évolution ?
A Non.
Q Maintenant, êtes-vous au courant d'autres professeurs de biologie qui changent la façon dont ils enseignent l'évolution après ces deux réunions ?
A Je sais que Jenn Miller utilisait autrefois une chronologie, il y avait une chronologie sur, probablement l'origine des espèces, et je ne pense pas -- elle ne le fait plus car ils le faisaient autrefois dans le couloir.
Q Alors, elle sortait dans le couloir et -- savez-vous ce qu'elle demandait à ses élèves de faire ?
A Oui, comme sur un enregistrement sur bande, la fine bande, ils l'étendaient tout le long du couloir, et à cause du nombre de millions d'années pour les choses, l'origine des espèces et d'autres origines, et ils obtenaient réellement des dates et dessinaient et écrivaient le nom réel de l'espèce.
Q Et l'une des choses que je suppose que cet exercice a faites, c'est de vraiment souligner à quel point la Terre est ancienne et la période de temps énorme au cours de laquelle les changements se sont produits ?
A Correct.
Q Mais après ces réunions, elle a arrêté de faire cela ?
A I -- oui, car je ne la vois pas -- je ne sais pas si je lui ai déjà demandé si elle le faisait, je ne la vois plus le faire.
Q Maintenant, je voudrais parler un peu du changement de programme. Et laissez-moi juste, pour que je comprenne, vous n'avez pas été particulièrement impliqué ou du tout impliqué dans la discussion sur le changement du manuel de biologie ?
A Juste pour voir certaines des copies que nous pouvions obtenir.
Q Mais à un certain moment, avez-vous simplement dit à Mme Miller que, puisque vous enseigniez tous la matière de manière similaire, elle pouvait simplement parler pour vous ?
A Correct.
Q Alors vous n'avez pas assisté à beaucoup des réunions qui -- au début et au milieu de 2004, concernant le manuel de biologie ?
A Je ne pense pas avoir assisté à l'une de ces réunions.
Q Donc, la -- la prochaine fois que vous avez été entraîné dans cette saga, c'était autour du changement de programme ?
A Correct.
Q Et avez-vous participé aux réunions autour de la modification du programme ?
A Oui.
Q Et vous avez rencontré d'autres enseignants pour en discuter ?
A Oui.
M. WALCZAK : Matt, pourriez-vous afficher le P-84, s'il vous plaît. Je pense qu'il s'agit du P-84-B.
Puis-je m'approcher, Votre Honneur ?
LA COUR : Vous pouvez.
Q Je vous montre ce qui a été marqué comme pièce à conviction P-84B du plaignant. Et si vous pouviez vous tourner vers la deuxième page de cette pièce à conviction, M. Linker. Reconnaissiez-vous cela ?
A Oui.
Q Maintenant, l'État de Pennsylvanie a apporté quelques modifications à ses normes en biologie il y a quelques années, c'est bien cela ?
A Correct.
Q Et c'est vous et Mme Miller qui ont été chargés d'examiner ce plan de programme et de vous assurer qu'il était conforme aux nouvelles normes de l'État ?
A J'ai dû écrire tout le texte.
Q Et vous avez donc effectivement réécrit les normes ou apporté certaines modifications à celles-ci au cours des dernières années ?
A Oui.
Q Vous vous souvenez quand cela s'est-il produit ?
A Cela s'est étendu sur une série -- peut-être même plus d'un an, car nous en avons fait beaucoup pendant notre temps de formation continue.
Q Maintenant, en ce que vous regardez ce qui a été marqué comme pièce à conviction 84B du plaignant, les changements que vous avez tous effectués ou finalement approuvés, étaient dans la deuxième colonne, jusqu'à la deuxième dernière ligne, n'est-ce pas correct ?
A Correct.
Q C'est donc ce que les enseignants de sciences avaient adopté, et ce que -- et je suppose que le conseil avait finalement approuvé ?
A Correct.
Q Donc le changement dont nous parlons est celui de la dernière entrée de la deuxième colonne.
A Oui.
Q Maintenant, il est écrit ici : « Les élèves seront informés des lacunes de la théorie de Darwin et d'autres théories de l'évolution. » Est-ce quelque chose que les enseignants voulaient ajouter ?
A Pas nécessairement. Nous voulions simplement le garder tel qu'il était avant cela.
Q Alors, vous ne vouliez vraiment rien ajouter au programme ici ?
A Correct.
Q Et vous faisiez cela parce que vous receviez des pressions du conseil scolaire ?
A Je ne sais pas si vous voulez appeler cela une pression, mais ils continuaient à apporter différents articles et à dire qu'ils voulaient que ce soit ainsi.
Q Alors, vous réagissiez à ce que M. Baksa ou quelqu'un d'autre vous apportait ?
A Correct.
Q Maintenant, dans ce brouillon, vous vous souvenez si il s'agit en effet du compromis auquel les enseignants avaient convenu ? Si vous regardez le dernier paragraphe dans la colonne deux, cela vous semble-t-il familier ?
A Oui.
Q Maintenant, il est dit : « Les élèves seront informés des lacunes dans la théorie de Darwin. » Alors vous avez tous accepté le mot « lacunes » ?
A Oui.
Q Enseigniez-vous des lacunes dans la théorie de Darwin ?
A Non.
Q Mais vous n'enseigniez pas l'évolution comme un fait de toute façon, n'est-ce pas ?
A Non, je veux dire, il n'y a pas -- je veux dire --
Q Les théories ne sont pas des faits, n'est-ce pas ?
A Je n'utilise pas le mot « fait ».
Q Et les enseignants s'opposaient-ils à l'utilisation du mot « problèmes » dans cette phrase ?
A Je ne me souviens pas des « problèmes », je ne me souviens pas que ce soit un gros problème.
Q Maintenant, je ne vois pas le mot « dessein intelligent » ici. Les enseignants étaient-ils opposés à l'utilisation du terme « dessein intelligent » ?
A Oui.
Q Y a-t-il eu des désaccords parmi les professeurs de biologie à ce sujet ?
A Non.
Q Alors, il n'y avait pas un seul professeur de biologie qui disait, vous savez, attendez une minute, c'est une théorie alternative, peut-être devrions-nous enseigner cela ?
A Non.
Q Je souhaite me concentrer sur ce qui s'est passé immédiatement après le 18 octobre, date à laquelle le conseil d'administration a approuvé la modification du programme. Vous et vos collègues avez-vous eu des inquiétudes quant à ce que la modification du programme signifiait pour les enseignants ?
A Oui.
Q Et quelle était cette préoccupation ?
A Si c'est dans le programme, moi, personnellement, si c'est dans le programme, nous devrions l'enseigner. Et il y avait quelque chose là-dedans que nous ne voulions pas enseigner.
Q Et à un moment après le 18 octobre, avez-vous -- les professeurs de sciences ou de biologie ont-ils eu une réunion avec M. Baksa pour discuter de la manière dont vous aborderiez ce changement de programme ?
A Nous avons eu plusieurs réunions après cela.
Q Et lors d'une de ces réunions, avez-vous soulevé une préoccupation concernant le fait que vous ne saviez rien sur le dessein intelligent et sur la manière dont vous devriez enseigner cela ?
A Correct.
Q Et M. Baksa a-t-il, en effet, répondu que nous devrions peut-être vous faire suivre des séminaires ou des cours pour apprendre sur le dessein intelligent ?
A Oui.
Q Et cela était après que le programme eût été adopté, n'est-ce pas ?
A Je dirais oui.
Q Alors -- alors est-ce que cela vous a semblé que le district scolaire allait réellement vous donner des instructions pour que vous puissiez enseigner le dessein intelligent en classe ?
A Au moins pour savoir ce que c'était.
Q Et puis, à un certain moment après cela, l'idée de lire une affirmation est-elle apparue ?
A Correct.
Q Mais initialement, juste après que le changement de programme a été effectué, ils essayaient de déterminer comment vous alliez présenter cela dans une salle de classe.
A Je ne pense pas que cela ait jamais été le cas — nous avons posé cette question, mais on ne nous l'a jamais dit directement.
Q Je voudrais vous poser une question sur votre compréhension du dessein intelligent. Avez-vous déjà entendu ce terme avant la controverse de l'automne 2004 ?
A Non.
Q Donc ce n'est pas quelque chose que vous avez jamais enseigné ?
A Non.
Q Savez-vous si l'un de vos collègues enseignants de biologie l'avait déjà enseigné ?
A Non.
Q Connaissez-vous des professeurs de biologie dans d'autres districts scolaires ?
A Oui.
Q Savez-vous si l'un d'eux a déjà enseigné le dessein intelligent ?
A Pas ceux avec qui j'ai personnellement parlé.
Q Quand avez-vous d'abord appris sur le dessein intelligent, vous vous en souvenez ?
A Je pense que le mien, personnellement, a été lorsque j'ai vu ces changements de programme se présenter devant moi.
Q Maintenant, aviez-vous, avant l'automne 2004, aviez-vous déjà entendu parler du manuel Of Pandas and People ?
A Je pense que j'ai vu cela dans ces articles également.
Q Et à un moment donné, avez-vous eu l'occasion de jeter un œil à Of Pandas and People ?
A Oui.
Q Et vous n'avez pas — vous n'avez pas été demandé de réexaminer cela l'été 2004, n'est-ce pas ?
A Non.
Q Vous n'avez pas été impliqué dans cette affaire de manuel scolaire ?
A C'était l'été.
Q Et cela vous convenait parfaitement.
Et vous vous souvenez de votre --
LA COUR : Bonne réponse.
Q Avez-vous étudié Pandas lorsque vous l'avez enfin obtenu ou vous êtes-vous simplement contenté de le survoler ?
A Je me souviens avoir survolé le texte – lu différentes parties, sans trop m'y attarder.
Q Et cela a été votre première exposition au dessein intelligent ?
A Oui.
Q Et vous vous souvenez de votre réaction au livre ?
A Je me souviens que ce fut difficile pour moi de le lire. Je me souviens avoir relu une section une ou deux fois de plus pour essayer de me faire une image dans l'esprit. Et puis je me souviens être allé à une autre section du livre, et -- je pense que c'était le premier chapitre, et j'ai dit bon, peut-être que cela sera un peu plus facile, et il parlait de l'origine de la vie. Et j'ai pensé, bon, nous n'enseignons pas cela ; et c'est plus ou moins là où cela s'est terminé.
Q Et avez-vous vu dans le livre où il parlait d'un concepteur intelligent ou d'une intelligence supérieure ?
A Oui, c'est dans la première partie.
Q Et quelle a été votre réaction à cela ?
A Un concepteur intelligent, une puissance supérieure, je pensais -- je pensais à Dieu.
Q C'était donc votre réaction immédiate ?
A Oui.
Q Maintenant, lorsque vous étiez encore à l'école, non pas en tant qu'enseignant mais en tant qu'étudiant, où avez-vous obtenu votre diplôme à l'université ?
A York College étudiant.
Q Et quel était votre domaine d'étude ?
A Secondary Ed. Biology.
Q Avez-vous suivi des cours d'éducation scientifique ?
A Oui.
Q Avez-vous suivi un cours de droit scolaire ?
A Une loi scolaire, oui.
Q Et enseignaient-ils la séparation de l'Église et de l'État là-bas ?
A Je suis sûr qu'il s'agissait d'une partie de cela. Ils étaient -- la loi scolaire concernait principalement des procès traitant de tout ce pour quoi un enseignant pouvait se voir reprocher quelque chose.
Q Et pensiez-vous que l'enseignement du dessein intelligent pourrait vous causer des ennuis ?
A Oui.
Q Pourquoi est-ce le cas ?
A Parce que, à mon avis, cela concernait Dieu ou la religion, et je savais que cela n'était pas permis dans une école publique.
M. WALCZAK : Encore quelques questions ici, M. Linker.
Matt, si vous pouviez afficher la pièce à conviction 121 du demandeur.
Puis-je m'approcher, Votre Honneur ?
LA COUR : Vous pouvez.
Q Monsieur Linker, je vous montre ce qui a été marqué comme pièce à l'appui du demandeur 121. Reconnaissez-vous ce document ?
A Oui.
Q Qu'est-ce que c'est ?
A C'est le document que nous avons signé pour nous dispenser de lire la déclaration.
Q Et s'agit-il d'un document que vous avez examiné avant de vous y associer ?
A Oui. Cela nous a été expliqué.
Q Avez-vous été contraint de signer cela d'une manière ou d'une autre ?
A Non.
Q Et vous avez donc accepté ce qui était contenu dans cette lettre ?
A Oui.
M. WALCZAK : Matt, si vous pouviez mettre en évidence dans le premier paragraphe commençant par : « cette demande ».
Q Au milieu de ce premier paragraphe, et laissez-moi m'assurer que je comprends bien, ceci -- ceci était la demande des enseignants de ne pas lire la déclaration de quatre paragraphes qui avait été élaborée par le conseil et l'administration.
A Correct.
Q Et dans cette phrase, vous dites : « Cette demande est basée sur notre avis réfléchi que la lecture de cette déclaration viole nos responsabilités en tant qu'éducateurs professionnels, telles qu'établies dans le Code de pratique professionnelle », etc. Pensez-vous que c'était vrai, que pour vous lire cette déclaration violerait votre Code d'éthique professionnelle ?
A Oui.
M. WALCZAK : Matt, si vous pouviez mettre en surbrillance le paragraphe suivant.
Q Pourriez-vous lire ce paragraphe aux débats, s'il vous plaît, M. Linker ?
A « Au cœur de la loi sur l'enseignement et de notre obligation éthique se trouve la responsabilité solennelle d'enseigner la vérité. La section 235.10, point deux, guide nos relations avec les étudiants et stipule que l'éducateur public ne peut pas, sciemment et intentionnellement, déformer les contenus enseignés et le programme scolaire. »
Q Est-ce quelque chose que vous avez également appris dans les cours d'éducation scientifique ?
A Si je peux me souvenir aussi loin dans le passé, oui.
M. WALCZAK : Et Matt, si vous pouviez ensuite mettre en surbrillance le paragraphe ci-dessous. Et la première phrase y dit : « Le dessein intelligent n'est pas de la science. » Êtes-vous d'accord avec cela ?
A Correct.
Q Alors que vous êtes assis ici aujourd'hui, vous croyez toujours que c'est vrai ?
A Oui.
Q Et ensuite, la phrase suivante dit : « Le dessein intelligent n'est pas de la biologie. » Pensez-vous toujours que c'est vrai ?
A Oui.
Q « Et le dessein intelligent n'est pas une théorie scientifique acceptée. » Pensez-vous que c'est vrai ?
A Oui.
M. WALCZAK : Et Matt, si vous pouviez passer à la page suivante.
Q Et M. Linker, si je pouvais vous demander de lire ce paragraphe premier de la deuxième page de la pièce 121 du demandeur, s'il vous plaît ?
A « Je crois que si, en tant qu'enseignant en classe, je lis l'énoncé requis, mes élèves croiront inévitablement et de manière compréhensible que le dessein intelligent est une théorie scientifique valide, peut-être à parité avec la théorie de l'évolution. Ce n'est pas vrai. Renvoyer les élèves vers Of Pandas and People, comme si c'était une ressource scientifique, enfreint mon obligation éthique de leur fournir des connaissances scientifiques étayées par des preuves ou des théories scientifiques reconnues. »
Q Et vous avez accepté cela en janvier 2005 ?
A Correct.
Q Êtes-vous toujours d'accord avec cela aujourd'hui ?
A Correct.
Q Pensez-vous que si vous étiez obligé d'enseigner à vos élèves dans votre cours de biologie la théorie du dessein intelligent, vous introduiriez la religion dans la salle de classe ?
A Oui.
M. WALCZAK : Aucune autre question.
LA COUR : Très bien. Merci, M. Walczak.
M. GILLEN : Merci, Votre Honneur.
Q Quelques questions, M. Linker, à titre de suivi. Nous avons discuté de la vidéo que vous avez vue au cours de la période de juin 2004 et M. Walczak vient de vous poser quelques questions sur les lacunes. Lorsque vous avez vu la vidéo sur les lacunes dans la théorie de l'évolution, vous saviez qu'il y avait des lacunes, n'est-ce pas ?
M. WALCZAK : Votre Honneur, objection. Hors du cadre de l'interrogatoire croisé. Je ne lui ai pas demandé à propos de cette vidéo.
M. GILLEN : Il lui a demandé au sujet des lacunes.
LA COUR : Non, votre question aborde ce qui se trouve dans la vidéo. Vous devrez reformuler. Cela dépasse le cadre, donc je vais maintenir l'objection.
Q Monsieur Linker, vous enseigniez aux élèves au moins quelque chose sur les lacunes, n'est-ce pas ?
A Non.
Q Je vous prie de consulter votre déposition, page 46, ligne 22.
Voyez-vous que je pose une question et que vous donnez une réponse. Laissez-moi la relire pour vous, ligne 22. En parlant de la vidéo, vous dites : « Elle a traversé tous les lacunes que nous enseignons réellement, certaines parties en ont parlé. »
Y avait-il des lacunes que vous avez réellement enseignées ?
A Non, ce sont les sujets que nous avons enseignés, que j'ai enseignés en classe. La vidéo montrait des lacunes dans les sujets que j'ai enseignés. Mais je n'ai jamais enseigné des lacunes, et c'était honnêtement la première fois que j'ai vu quelqu'un présenter des lacunes. C'est ce que je voulais dire par cette phrase.
Q Bon, et j'accepte votre réponse aujourd'hui.
Mais vous pensiez qu'il était intéressant de voir ces lacunes, n'est-ce pas ?
A Oui.
Q Maintenant, M. Walczak vous a interrogé sur cette déclaration, la vérité est que vous ne savez vraiment pas quand cette déclaration est apparue pour la première fois, n'est-ce pas ?
A Quelle affirmation ?
Q La déclaration qui a été lue pour mettre en œuvre le changement en biologie ; vous ne savez pas quand l'idée de la déclaration est apparue pour la première fois ?
A Non.
Q Vous avez dit que lorsque vous avez vu le terme concealeur intelligent, vous pensiez qu'il s'agissait de Dieu, c'est correct ?
A Correct.
Q C'était votre interprétation, correct ?
A Oui.
Q Vous n'avez pas lu tout le livre Pandas pour voir si le livre adoptait cette position, n'est-ce pas ?
A Non.
Q Vous avez témoigné de votre conviction que le dessein intelligent n'est pas de la science, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Mais vous n'avez même pas lu tout le livre des Pandas, n'est-ce pas ?
A Correct.
Q Et vous n'avez pas de doctorat en sciences ?
A Non.
M. GILLEN : Aucune autre question, Votre Honneur.
Q Pourriez-vous simplement nous dire quel est votre parcours éducatif ? Je sais que vous avez mentionné que vous aviez, je suppose, un diplôme en biologie du York College ?
A Oui, Biologie du secondaire, York College, puis j'ai 36 crédits de master après cela. C'est appelé une équivalence de master car ce n'est pas un programme réel.
Q Et quels types de cours avez-vous suivis pour cette équivalence de maîtrise ?
A Probablement trois quarts d'entre eux -- trois quarts d'entre eux portaient sur la biologie/environnement.
Q Et avez-vous été enseigné le dessein intelligent dans l'une de ces classes ?
A Non.
M. WALCZAK : Aucune autre question.
LA COUR : Très bien, monsieur. Cela achève votre témoignage. Vous pouvez vous retirer.
LE TÉMOIN : Merci.
LA COUR : Liz, avons-nous des pièces à conviction ?
LE GREFFIER ADJOINT : Aucun objet à produire.
LA COUR : Il est une heure moins le quart. Je ne sais pas ce que vous désirez. Je suppose que nous pourrions commencer, mais je ne suis pas si sûr que nous ne devrions pas commencer tôt -- vous allez prendre l'expert, M. Muise ?
M. MUISE : Oui, Votre Honneur.
LA COUR : Nous pourrions interrompre maintenant, je suggère jusqu'à une heure, puis récupérer l'expert à une heure.
M. GILLEN : Cela a du sens car je dois effectuer quelques préparatifs et vérifier l'électronique, entre autres.
LA COUR : Cela nous donnera une belle après-midi de témoignages d'experts.
M. MUISE : Vous allez adorer, je vous le garantis.
LA COUR : Prévenu, on est préparé, pour tous ceux qui visitent cette salle d'audience aujourd'hui.
Très bien. Nous prendrons une pause à ce stade jusqu'à 13 heures, et nous reprendrons l'audition du témoin -- le témoin expert à ce moment-là. Nous serons en pause jusqu'à une heure.
LE GREFFIER ADJOINT : Levez-vous.