LA COUR: Asseyez-vous, s'il vous plaît. Très bien, sur la base de notre discussion avant le déjeuner, nous souhaitons examiner quelques pièces à conviction, je suppose, d'abord les choses les plus importantes.

Les prenant dans l'ordre de leur présentation, nous aurions d'abord les exposés du Dr Nilsen. Maintenant, avez-vous eu l'occasion de les examiner ?

M. ROTHSCHILD : Nous l'avons, Votre Honneur.

M. GILLEN : Nous l'avons.

LA COUR : Voulez-vous que je... avez-vous des versions annotées ou préférez-vous lire ce sur quoi vous êtes d'accord ?

M. GILLEN : Oui, Votre Honneur. Nous avons accord, nous avançons sur tout sauf la pièce 84 du défendeur, qui est l'article du Atlanta Journal.

Je vous demanderai de bien vouloir m'excuser concernant le point 172 -- oh, en fait, Eric m'a aidé, et je ne fais que déplacer le point 172 du défendeur, les documents aux pages de cote 359, 360 et 341.

LA COUR : D'accord.

M. ROTHSCHILD : Et, Votre Honneur, je n'ai aucune objection à l'égard des pièces à conviction. Je voulais simplement m'assurer que le procès-verbal était clair concernant la pièce D-153, transcription de la réunion du 18 octobre, à savoir que cette transcription n'est pas complète, même pour la partie de la réunion qui a été rapportée. Je pense que nous sommes d'accord là-dessus.

M. GILLEN : Nous sommes.

LA COUR : Répétez, monsieur Rothchild.

M. ROTHSCHILD : Le transcript de la réunion du 18 octobre 2004, qui est le document 153 de la partie défenderesse, ne représente qu'une partie de ce qui a réellement été enregistré – il y en avait une partie qui n'a pas été enregistrée.

LA COUR : Je me souviens que c'était le secrétaire qui a transcrit le transcript partiel.

M. ROTHSCHILD : C'est exact. Et pour être clair, il s'agit d'une transcription partielle, même de ce qui a été correctement enregistré.

LA COUR : Je comprends. Et j'ai bien compris cela. Mais dans la mesure où c'est marqué et ce que je reçois, votre commentaire va à ce qui est étiqueté, pas à ce que je vais recevoir.

M. ROTHSCHILD : Exact.

LA COUR : Très bien. Alors, passons en revue. Il apparaît donc du côté de l'accusé... eh bien, laissez-moi revenir en arrière. Disons que lors de la réplique, nous avons plusieurs pièces au dossier principal ici lors de la réplique, puis une seule lors de la contre-réplique.

M. ROTHSCHILD : Sur la liste pour croix, Votre Honneur, nous avançons en P-1 -- P-26. Nous avancerons en P-44, 53, 54, qui sont des articles, et je pense qu'ils sont réservés pour votre décision ultérieure.

LA COUR : C'est exact.

M. ROTHSCHILD : Nous avançons sur P-70, P-109, P-120, P-752, P-753 et P-758, ainsi que sur P-81. Nous ne nous avançons pas actuellement sur P-757, qui figurait sur la liste de Liz. Et j'ai retiré P-785, de sorte que nous ne l'avancerons pas.

LA COUR : Et il n'y a pas d'objection aux pièces à conviction ainsi nommées alors ?

M. GILLEN : C'est exact, Votre Honneur.

LA COUR : Très bien. Et je ne pense pas que, sous les -- sous les pièces à conviction du Dr. Nilsen, il y ait eu des articles référencés que je puisse voir. Nous allons donc l'admettre par accord des avocats, et vérifiez-le pour moi afin que je sois certain de l'avoir, D-1 -- ceci concerne le Dr. Nilsen, D-1, D-2, D-3, D-6, D-8, D-14, D-15, D-22, D-23, D-26, D-28, D-30, D-45, D-48, D-51, D-65, D-67, D-63, D-70, D-71, D-81, D-83. La D-84 fait l'objet d'un débat, est-ce correct ?

M. GILLEN : Ce n'est pas en mouvement, Votre Honneur.

LA COUR : Ce n'est pas en mouvement -- pas du tout en mouvement alors ? Très bien, nous ne allons pas débattre de cela. D-101, D-102, D-103, D-105, D-106, D-127, D-133, D-134, D-135, D-137, D-138, D-139, D-142, D-153, D-172 Bates 359, 360 et 341 seulement.

M. GILLEN : C'est exact, Votre Honneur.

LA COUR : Est-ce exact ?

D-193, D-283 et D-288. Il s'agit de pièces à l'appui des défenses et elles sont admises.

Sur croix, les pièces à conviction des plaignants P-26, P-70. Nous réservons l'argument et nous n'admettrons pas à ce moment P-44, P-53, P-54. Comme je l'ai noté, P-70 est admis. P-109, P-120, P-752, P-753 et P-758 et P-81, tous sont admis sans objection.

Cela couvre-t-il toutes les pièces à conviction du Dr Nilsen ?

M. ROTHSCHILD : Oui, Votre Honneur.

LA COUR : Et, encore une fois, nous réservons la question de l'admissibilité des articles.

À présent, concernant M. Buckingham, si nous retirons les articles, avons-nous un accord sur les autres pièces à l'appui pour M. Buckingham ?

M. HARVEY : Oui, Votre Honneur, avec une seule exception. Les défendeurs s'opposent à l'admission du clip Fox 43. Et notre position est qu'il est clairement authentique, car aucune question d'authenticité n'a été soulevée avant le procès, bien que nous l'ayons listé. De plus, M. Buckingham a admis que c'était lui sur la bande en train de parler, et il a admis qu'il parlait à un journaliste télévisuel de Fox 43, et par conséquent, c'est également une admission. Donc il n'y a aucune base pour exclure cela des preuves.

LA COUR : Bon, prenons les autres et nous y reviendrons ensuite. Le P-43 serait le procès-verbal. Ensuite viennent les articles ; nous les garderons pour plus tard. Le P-67, le P-68, le P-80, le P-81, le P-88, nous allons débattre du P-145 ; le P-821, le P-819 -- non, c'est aussi un article, donc nous le réservons. Donc, les pièces à l'appui listées, est-ce que je me trompe ?

M. HARVEY : Votre Honneur, vous avez manqué le P-82, qui était une seconde copie du document du 7 octobre.

LA COUR : Oui, je n'avais pas cela sur ma liste principale. P-82 est la deuxième copie de quoi, encore ?

M. HARVEY : Il s'agit en réalité de la deuxième copie du P-81 avec quelques écritures à la main.

LA COUR : Très bien. Donc, avec l'ajout du P-82, les autres pièces nommées seront admises sans objection maintenant, et non les articles, et je n'ai pas indiqué les numéros des pièces d'articles, il n'y a pas besoin de le faire à ce stade.

Bon, M. Gillen, quel est donc votre argument sur le P-145 ?

M. GILLEN : Sur les extraits d'actualités, simplement, je ne pense pas qu'il y ait aucune limitation sur ma capacité à soulever l'objection quant à l'authenticité. Je veux dire, c'est un enregistrement. Je ne sais pas s'il s'agit d'un enregistrement complet. M. Buckingham dit qu'il a parlé au reporter, mais c'est -- c'est manifestement monté et coupé. Aucun de ses commentaires n'y figure, et par conséquent, c'est une déclaration par ouï-dire, elle est hors de la cour, le tournage l'est aussi, et il est incomplet, donc nous faisons objection.

LA COUR : Bon, vous... laissez-moi vous poser cette question. Vous aviez la possibilité, ou avez eu la possibilité d'obtenir l'intégralité de la cassette, n'est-ce pas ?

M. GILLEN : Il est concevable, Votre Honneur, bien que nos efforts pour obtenir les matériaux auprès des reporters, vous savez, aient rencontré peu de succès. Donc --

LA COUR : Eh bien, je pense que c'est un peu différent. Vous savez, les matériaux que vous vouliez des reporters étaient des notes et des transmissions par e-mail. Il s'agit ici de quelque chose qui a été diffusé sur les ondes. Et si les stations ont ce matériel, elles vous le donnent généralement. Je veux dire, c'est la même chose que d'obtenir un article de presse, autant que je m'en soucie.

M. GILLEN : C'est -- c'est incomplet, cependant. Sa voix a été coupée. Ils n'ont sélectionné que -- il y a la même -- c'est évident en le regardant qu'il y a -- il parle et ils ne lui donnent pas le son, donc vous ne savez pas tout ce qu'il a dit.

C'est tout le point de ce passage --

LA COUR : Voulez-vous dire que le commentaire a été pris hors contexte ?

M. GILLEN : Oui.

M. HARVEY : Votre Honneur, pour être clair, la partie entière qui a été à la une des journaux n'a pas été jouée en preuve ici. Nous n'avons joué qu'une partie de celle-ci. Et cette partie entière se trouve dans la pièce à conviction, s'ils veulent la consulter. Et d'ailleurs, il a témoigné lors de son interrogatoire préalable que c'était tout ce qu'il avait dit. Et ils avaient l'occasion de lui demander s'il avait dit autre chose qui n'avait pas été jouée, et ils ne l'ont pas fait.

LA COUR : Voyez, je ne pense pas qu'il y ait un argument sur l'authenticité que vous puissiez faire, sauf si vous essayez de me dire que les pixels ont été mélangés et que ce n'est pas une représentation équitable de M. Buckingham.

M. GILLEN : Non.

LA COUR : Je sais que ce n'est pas le cas. Et il a admis – j'ai entendu nulle part le moindre mot de M. Buckingham hier concernant le fait de savoir si c'était –

M. GILLEN : Pas du tout, vous avez tout à fait raison, Votre Honneur.

LA COUR : -- M. Buckingham sur la vidéo, et je n'ai pas entendu le contester, et en fait, il a admis qu'il l'avait dit.

Donc, vous savez, dans les circonstances, il s'agit d'un procès sans jury. Vous devrez me fournir quelque chose de mieux pour que cela ne soit pas admis. Je veux dire, il a tenté, lors de son témoignage, d'expliquer, bien sûr, pourquoi il l'a dit, mais il n'a pas nié l'avoir dit. Et je me demande pourquoi nous ne devrions pas l'admettre sur cette base.

M. GILLEN : Eh bien, je veux dire, son point était qu'il a été pris à partie. Et si vous regardez le clip, le son est supprimé de sa voix. Il parle, mais vous ne pouvez pas entendre ce qu'il dit. C'était tout son –

LA COUR : Eh bien, l'objectif de la cassette dans le contexte de la présentation faite était qu'il ait fait référence au mot créationnisme, nous le savons tous ; il l'a dit. Il a admis qu'il l'avait dit. Vous savez, peu importe ce qu'il a dit d'autre, ce n'est pas particulièrement utile -- ou du moins pas utile pour moi, sauf si vous me dites qu'il y avait une version élargie de la cassette qui, comme l'a dit M. Harvey, existe, et qu'il a fait une déclaration de qualification qui a été omise ; et s'il l'a fait, vous êtes certainement libre de me la fournir. Mais je ne l'ai pas entendue.

M. GILLEN : Non, non, pas du tout. Mon objection porte sur le manque de complétude, car il parle dans l'enregistrement. Ses déclarations d'hier tendent à faire croire que j'ai effectivement dit cela, mais ce n'est pas ce que je voulais dire, et ce n'est pas tout ce que j'ai dit. Et donc -- et ce que je tente de souligner, c'est que l'enregistrement montre qu'il parle, mais vous n'entendez pas la voix.

LA COUR : Je suppose que je suis confus par ce que cela signifie. Que voulez-vous dire, vous n'entendez pas la voix de lui ?

M. GILLEN : Si vous regardez la vidéo, il --

LA COUR : Vous voulez dire qu'il y a une coupe transversale ?

M. GILLEN : Oui, il y a une coupe.

LA COUR : Bon --

M. GILLEN : Il y a un passage où le narrateur narrate alors que M. Buckingham continue de parler. Ce qu'il essayait de dire, c'est que ce n'est pas tout ce que j'ai dit.

LA COUR : Bon, j'accepte cela. Je comprends cela. Et je suppose que le remède à cela est que, s'il y avait quelque chose qui n'a pas été présenté, qui est conservé, et que vous souhaitez montrer cela à la Cour, je ne vous empêcherai pas de le faire, pour prendre la déclaration dans son contexte. Mais je pense que c'est, une approche commune et sensée, c'est qu'il a dit que -- la portion présentée était précisément ce qu'il a dit ; c'était ce que son témoignage était, et puis il a expliqué pourquoi il l'avait dit. Et, vous savez, je prends cela comme cela. Et je pense que nous nous disputons sur des cheveux, vous savez, selon les règles fédérales de preuve, plutôt libérales, comme vous le savez, en particulier en ce qui concerne ces types de présentations. Je ne peux pas -- sauf si vous avez un argument technique, et je sais que vous n'en avez pas, quant au fait qu'il a été falsifié ou qu'il ne représente pas sa voix ou son image ou quelque chose comme cela. Et cela sonne absurde quand je le dis, mais si vous aviez cet argument, j'entendrais cela.

Mais à une seule occasion, je ne l'ai pas entendu dire que cet extrait n'était pas exactement ce qu'il avait dit. Maintenant, pour être sûr, il est possible qu'il ait dit plus. Mais il avait l'opportunité, et vous aviez l'opportunité lors de votre examen de faire ressortir de sa part ce qu'il avait dit de plus, dans la mesure où il s'en souvient.

M. GILLEN : Non, c'est tout à fait vrai qu'il a été arraché de son contexte, comme il le rappelle. C'est la nature de son objection à l'extrait.

LA COUR : Eh bien, je ne sais pas s'il a dit... Je n'ai pas retenu son témoignage pour dire qu'il avait été décontextualisé, nécessairement ; c'est ce que vous dites maintenant. J'ai retenu son témoignage pour dire que j'avais dit cela, mais le mot que je pense qu'il a utilisé était que j'avais pris à l'embuscade et que j'avais mal parlé. Je pense que c'est quelque chose de différent de la décontextualisation. Mais cela peut être une distinction sans différence, je ne suis pas sûr, mais je suis enclin à admettre 145, juste pour aller à l'essentiel. Et, vous savez, sous réserve de votre objection, et je comprends votre objection, donc nous allons admettre 145.

Je pense que cela couvre alors M. Buckingham et le Dr Nilsen, sauf pour les articles, et nous allons, comme nous l'avons dit, réserver l'argumentation à ce sujet.

Au-delà des articles, avons-nous manqué d'autres preuves jusqu'à présent, pour d'autres témoins ?

M. HARVEY : Nous avons également les quatre compilations de lettres et d'éditoriaux, mais je suppose que vous --

LA COUR : Oui, et je note que je viens de recevoir un mémoire écrit des plaignants à ce sujet. Et vous n'avez probablement même pas eu l'occasion de le lire encore.

M. GILLEN : Non.

LA COUR : Et je pense que c'est pourquoi nous devons réserver cela pour la semaine prochaine. Et bien sûr, vous devriez vous sentir libre, si vous le souhaitez, bien que ce ne soit pas obligatoire, de soumettre quelque chose par écrit, un argument à ce sujet, M. Gillen ou M. White, vous êtes libre de le faire après avoir eu l'opportunité d'examiner, ayant passé la semaine au procès, je suis sûr que vous voudrez passer le week-end à examiner la soumission des plaignants --

M. GILLEN : Oh, joie.

LA COUR : -- en essayant de formuler une réponse appropriée.

Très bien. Êtes-vous prêt à présenter alors votre premier témoin ?

M. GILLEN : Oui, Votre Honneur. La défense va appeler Heather Geesey.

HEATHER GEESEY, appelée comme témoin au nom des défendeurs, ayant prêté serment ou affirmation conformément à la loi, a témoigné comme suit :

LE JUGE SUPPLÉANT : Énoncez votre nom et épellez votre nom de famille pour les archives.

LE TÉMOIN : Heather Geesey, H-E-A-T-H-E-R, G-E-E-S-E-Y.

EXAMEN DIRECT

PAR M. GILLEN:

Q Bonjour, Mme Geesey. Comment allez-vous ?

A Nerveux.

Q Je comprends. Eh bien, discutons de quelques questions préliminaires pour essayer de vous rendre moins nerveux.

Êtes-vous employé ?

A Oui.

Q Êtes-vous marié ?

A Oui.

Q Quel est votre métier ?

A Maman à temps plein.

Q Donc vous avez des enfants ?

A Oui.

Q Combien ?

A Trois.

Q Et dans quelles classes sont-ils ?

A Huitième, troisième et maternelle.

Q Assistent-ils aux écoles de la zone de Dover ?

A Oui.

Q Et ai-je raison de comprendre que vous êtes membre d'un conseil d'école ?

A Oui.

Q Quand avez-vous rejoint le conseil d'administration ?

A J'ai été élu en novembre 03.

Q Vous dites avoir été élu. Quand avez-vous candidaté ?

A J'ai commencé pour la première fois en décembre 03.

Q D'accord. Avez-vous eu une plateforme lors de votre campagne ?

A Oui.

Q Qu'est-ce que c'était ?

A Que j'étais une mère élémentaire.

Q Que vouliez-vous dire par là ?

A Que j'étais — je connaissais leurs préoccupations, j'étais le seul à l'époque à avoir de jeunes enfants.

Q Avez-vous été soutenu par quelqu'un lors de votre campagne pour un poste ?

A Oui.

Q Qui était-ce ?

A Jeff Brown.

Q Vous dites avoir été élu en novembre 2003. Quand avez-vous réellement rejoint le conseil en tant que membre actif ?

A Décembre 03.

Q Alors, quelle a été votre première année complète de travail au sein du conseil d'administration ?

A 2004.

Q Avez-vous --

A Ai-je manqué la question ?

Q Ne vous inquiétez pas, c'est tout simplement votre chance de raconter votre part de l'histoire ici.

A D'accord.

Q La direction a-t-elle une politique pour former les nouveaux membres ?

A Non.

Q Avez-vous eu un mentor pour votre première année ?

A Oui.

Q Qui était-ce ?

A Casey Brown.

Q Quelle était votre relation avec Mme Brown ?

A Difficile.

Q Et pourquoi cela ?

A Elle avait des opinions tranchées, et si vous n'étiez pas d'accord avec elle, c'était soit sa façon, soit aucune.

Q Et n'avez-vous pas parfois désaccordé avec elle ?

A Oui.

Q Et quel fut le résultat ?

A Elle m'a ignoré, n'a pas répondu à mes appels, n'a pas m'apporter de conseils.

Q Pouvez-vous donner un exemple spécifique d'un désaccord ?

A Oui.

Q Veuillez le faire.

A Une fois, comme le président Allen l'avait demandé avant l'été si nous ne pouvions avoir qu'une seule réunion du conseil au lieu de deux. Et j'ai été d'accord avec lui et j'ai voté oui, et elle était furieuse et elle est sortie en courant.

Q Et quelle était votre relation avec Mme Brown après cela ?

A Pas bon.

Q Et comment saviez-vous cela ?

A Elle ne répondait pas à mes appels téléphoniques.

Q Vous a-t-elle conseillé comme mentor après ce moment ?

A Non.

Q Avez-vous siégé sur des comités en 2004 ?

A Oui.

Q Lesquelles ?

A Politique et LIU.

Q Comment avez-vous été recruté pour ces comités ?

A J'ai été nommé. Je crois que je remplaçais simplement Mrs. Callahan.

Q Vous avez mentionné avoir remplacé Mme Callahan. Avez-vous pris sa place au tableau ?

A Oui.

Q Avez-vous déjà parlé avec Mme Callahan à ce sujet ?

A Oui.

Q Sur la base de cette conversation, aviez-vous une compréhension concernant son évaluation de votre caractère ?

A Je l'ai comprise comme pensant que j'étais désincrédule.

Q Et pourquoi cela ?

A Parce que j'ai dit que je courais seul, et que j'étais soutenu par Jeff Brown.

Q Avez-vous eu une conversation avec M. Brown sur les raisons pour lesquelles il vous a fait son soutien ?

A Oui.

Q Quelle était votre compréhension de l'objectif de M. Brown en vous appuyant ?

A I -- j'avais compris qu'il ne voulait pas que Mme Callahan revienne au conseil.

Q Vous avez fait référence à une conversation avec Mme Callahan. Quel était le ton de cette conversation ?

A C'était impoli.

Q Bon, plus tard, lorsque vous avez siégé au conseil d'école, y a-t-il eu des occasions où Mme Callahan a adressé la parole au conseil ?

A Oui.

Q Et quelles étaient vos réflexions à ce sujet lorsque elle a abordé le conseil d'administration ?

A Des débuts difficiles.

Q Bon, laissez-moi vous poser cette question. Vous avez mentionné certains comités auxquels vous avez participé lors de votre première année. Vous avez mentionné le comité politique. Quel est le but du comité politique ?

A Pour définir les politiques du district scolaire.

Q Avez-vous travaillé sur des politiques pendant l'année scolaire 2004 ?

A Oui.

Q Donnez-nous quelques exemples.

A Code vestimentaire, téléphone portable, utilisation d'Internet.

Q Le comité de politique traite-t-il du programme d'études ?

A Non.

Q Avez-vous été nommé au comité du programme d'études de 2004 ?

A Non.

Q Vous avez mentionné LIU, de quoi s'agit-il ?

A C'est l'unité intermédiaire Lincoln, c'est l'éducation spécialisée.

Q Avez-vous effectué des travaux au sein de ce comité en 2004 ?

A Non, nous avons partagé un siège avec un autre district scolaire et c'était leur tour.

Q Très bien. Puisque 2004 a été votre première année, prenons un regard sur cette année telle qu'elle se déroule de votre point de vue et telle qu'elle se rapporte aux enjeux de cette affaire.

Si nous prenons la première partie de l'année, de janvier jusqu'à, disons, la fin de mai, des questions relatives au texte de biologie ou au programme de biologie sont-elles venues à votre attention durant cette période ?

A Non.

Q Regardons juin. Vous vous souvenez du manuel de biologie discuté lors des réunions du conseil pendant la période de juin ?

A Oui.

Q Avez-vous un souvenir précis de deux réunions en juin ou d'une seule ?

A Ils se mélangent tous pour moi. Ils sont tous flous.

Q D'accord. Eh bien, laissez-moi vous poser cette question. Vous vous souvenez de la discussion sur le manuel de biologie et d'autres théories lors des réunions de juin ?

A Oui.

Q Dites-nous ce que vous pouvez vous rappeler.

A Je me souviens que Mme Callahan est venue dire que les élèves avaient besoin de leurs livres.

Q Et cette observation de sa part a-t-elle suscité une réponse de la part de quelqu'un sur le forum ?

A Oui. Oui.

Q Dites-nous ce que vous vous souvenez de cela.

A M. Buckingham et Mme Callahan se disputaient alors.

Q Souvenez-vous de détails spécifiques de leurs arguments ?

A Non.

Q Eh bien, lorsque Mme Callahan est venue dire que les élèves avaient besoin de livres, quelle a été votre réaction ?

A Ce n'était pas vrai, je savais qu'ils avaient des livres.

Q Rappelez-vous autre chose des échanges avec Mme Callahan et M. Buckingham ?

A Non.

Q Vous vous souvenez qu'ils se sont disputés ?

A Oui.

Q Avez-vous prêté attention aux échanges ?

A Non.

Q Et pourquoi pas ?

A Je lisais, je préparais à passer à la prochaine motion.

Q Souvenez-vous du terme « créationnisme » ayant été utilisé lors de ces réunions de juin par les membres du conseil d'administration ?

A Non.

Q Et si vous vous souvenez du terme « créationnisme » utilisé par des membres du public lors de ces réunions du conseil en juin ?

A Oui.

Q Souvenez-vous de quelque chose de précis ?

A Je sais que les enseignants en ont parlé. Je sais que Mme Buckingham en a parlé.

Q D'accord. Eh bien, nous allons en parler un peu. Laissez-moi cependant vous demander d'abord, avez-vous lu les journaux quotidiens durant cette période de 2004 ?

A Non.

Q Les obtenez-vous ?

A Non.

Q Recevez-vous du papier ?

A Le dimanche, j'achète le journal du dimanche.

Q Et vous lisez cela ?

A Oui.

Q Souvenez-vous-vous de toute discussion sur la tenue de rapports par les membres du conseil d'administration durant cette période de juin ?

A Oui, je me souviens que les membres du conseil ont discuté du fait que les journaux étaient inexactes et qu'ils ne pouvaient pas croire à quel point ils l'étaient.

Q Souvenez-vous d'observations spécifiques ?

A Non.

Q Vous avez mentionné Charlotte Buckingham. Comprenez-vous qu'elle est apparentée à Bill Buckingham ?

A Oui.

Q Vous vous souvenez qu'elle a parlé lors d'une réunion du conseil d'administration ?

A Oui.

Q Dites-nous ce que vous vous souvenez que Mme Buckingham a dit.

A Elle parlait du créationnisme, de la Genèse 1 de la Bible.

Q Et quelle a été votre réaction lorsque Mme Buckingham a fait ces déclarations ?

A Je l'ai ignorée car je ne voyais pas l'intérêt. Nous ne discutions pas de cela, donc j'ai commencé à lire et. . .

Q Lorsqu'elle a mentionné le créationnisme, qu'est-ce que le créationnisme pour vous ?

A Genèse 1.

Q Et à tout moment durant votre mandat en tant que membre du conseil scolaire, avez-vous compris que la mission du conseil était de prévoir l'enseignement du créationnisme ?

A Non.

Q Si nous regardons cette période ici, en été 2004, croyiez-vous que le dessein intelligent était du créationnisme ?

A Non.

Q Pourquoi pas ?

A Parce que lorsque l'on parle de dessein intelligent, ils ne mentionnent pas la Bible.

Q Avez-vous eu d'autres informations sur lesquelles vous vous étiez appuyé pendant cette période ?

A Oui.

Q Qu'est-ce que c'était ?

A Bill et Allen, ils ont dit que c'était une théorie scientifique.

Q Avez-vous eu une compréhension basée sur ce qu'ils ont dit quant au fait que les scientifiques l'appuyaient ?

A Oui, c'est ce qu'ils ont dit, d'autres scientifiques -- beaucoup d'autres scientifiques croyaient cela.

Q Avez-vous vous-même jamais mené de recherches sur le dessein intelligent ?

A Non.

Q Pourquoi pas ?

A Ce n'était pas mon comité ; ce n'était pas mon travail.

Q Bon, que voulez-vous dire par là ? Comment fonctionne le conseil, de votre point de vue ?

A Tout le monde est affecté à des comités. Il est de leur responsabilité d'effectuer le travail puis de le rapporter à l'assemblée plénière ; et ce n'était pas mon comité.

Q Vous fiez-vous aux autres membres du comité ?

A Oui.

Q D'accord. Maintenant, Heather, une lettre que vous avez adressée au rédacteur en chef d'un journal a été soulevée dans cette affaire, donc je vais vous poser quelques questions à ce sujet.

M. GILLEN : Votre Honneur, puis-je m'approcher ?

LA COUR : Vous pouvez.

M. GILLEN : Merci.

PAR M. GILLEN:

Q Heather, je viens de vous remettre deux documents qui ont été marqués comme pièce à conviction 56 du demandeur et pièce à conviction 60 du demandeur. Je vous demande de porter votre attention sur la pièce à conviction 56 du demandeur. Avez-vous cela ?

A Oui.

Q Reconnaît-on ce document ?

A Oui.

Q Qu'est-ce que c'est ?

A C'est une lettre au rédacteur en chef de Beth Eveland.

Q Et éditeur de quel article ?

A York Sunday News.

Q Et quelle est la date ?

A 20 juin.

Q Avez-vous lu cette lettre ?

A Oui.

Q Avez-vous fait quelque chose en conséquence de la lecture de la lettre ?

A Oui, c'est bien le cas.

Q Que avez-vous fait ?

A J'ai écrit une lettre -- une lettre à la rédaction également.

Q Compte tenu de cela, je vous prie de consulter la pièce à conviction numéro 60 des plaignants. La possédez-vous ?

A Oui.

Q Reconnaît-on ce document ?

A Oui.

Q Qu'est-ce que c'est ?

A C'est ma lettre au rédacteur en chef.

Q Éditeur de quel article ?

A York Sunday News.

Q Quelle est la date ?

A 27 juin .

Q Je sais que vous avez écrit cette lettre maintenant, mais avant que nous ne commencions à en parler, laissez-moi vous poser cette question. Lorsque vous avez écrit cette lettre, aviez-vous une compréhension concernant le fait de savoir si vous parliez au nom du conseil scolaire de la zone de Dover ?

A Oui.

Q Quelle était cette compréhension ?

A Je ne parlais pas au nom du conseil scolaire de la zone de Dover.

Q Et pourquoi dites-vous cela ? Comment la planche parle-t-elle ?

A Nous ne l'avons pas voté. Ils parlent par le biais de votes et de résolutions, et nous n'avons fait aucune de ces démarches officielles.

Q Mais regardez comment vous avez signé la lettre. Lisez comment vous l'avez signée pour les archives.

A « Directeur du conseil scolaire de la zone de Dover. »

Q Et pourquoi l'avez-vous signé ainsi ?

A Parce que je voulais qu'il soit imprimé.

Q Et a-t-il été imprimé ?

A Oui.

Q Laissez-moi vous demander, pourquoi avez-vous écrit cette lettre ?

A Elle l'attaquait lui, attaquait le conseil, disant que nous allions à l'encontre de notre mission ; et je savais que ce n'était pas le cas.

Q D'accord. Et que voulez-vous dire par « nous » ?

A Le plateau.

Q Et par rapport à la mission, expliquez un peu plus ce que vous entendez par là. Bon --

A Elle disait que nous étions en train de – d'aller à l'encontre de notre mission. Et je savions que nous ne le faisions pas.

Q Très bien. Eh bien, regardons cela de cette manière. Si vous le permettez, je vous demande de regarder le premier paragraphe de la lettre de Mme Eveland et de le lire pour les archives.

A D'accord. « En tant que parent de l'arrondissement scolaire de Dover, je dois exprimer mon choc et mon désespoir total face aux commentaires de William Buckingham concernant la recherche d'un nouveau manuel de biologie pour le lycée. Je suis particulièrement choqué par les commentaires de M. Buckingham tels qu'ils sont cités dans le York Daily Record du mercredi. Ce pays n'a pas été fondé sur des croyances musulmanes ou sur l'évolution. Ce pays a été fondé sur le christianisme et nos élèves devraient être enseignés en conséquence. »

Q Il y a une déclaration qui a été attribuée à M. Buckingham. Vous vous souvenez que M. Buckingham a fait cette déclaration ?

A Non.

Q Pourquoi avez-vous répondu à cette lettre ?

A Elle disait comment Bill faisait ces déclarations scandaleuses, et je lui disais simplement que ce n'était pas si scandaleux.

Q Avez-vous vu — je suis désolé. Avez-vous vu la lettre comme une attaque contre vous également ?

A Oui.

Q D'accord. Laissez-moi vous poser cette question. Y avait-il une partie spécifique de votre lettre conçue pour répondre à la partie de la lettre de Mme Eveland que vous venez de lire aux fins du procès-verbal ?

A Oui.

Q Si vous le permettez, veuillez lire la partie de votre lettre à laquelle vous faites référence, pour les archives.

A « Cette lettre concerne les commentaires émis par Beth Eveland de York Township dans le York Sunday News du 20 juin. Je vous assure que le conseil scolaire de la zone de Dover ne va pas à l'encontre de sa mission. En fait, si vous lisez la déclaration, elle dit : « Éduquer nos élèves afin qu'ils puissent devenir des membres contributifs de la société. » Je ne crois pas à l'enseignement de l'histoire révisionniste. Notre pays a été fondé sur des croyances et des principes chrétiens. Nous ne cherchons pas un livre qui enseigne aux élèves que c'est une chose mauvaise ou une chose bonne, ce sont simplement les faits. »

Q Alors Heather, quel était votre point en écrivant ce texte ?

A Encore une fois, elle attaquait Bill en disant qu'il était excessif, et je lui montrais simplement que ce n'était pas si excessif car notre pays avait beaucoup d'influences chrétiennes.

Q Bon, de quoi parle-t-on ici de révisionnisme historique ; quel est votre point là ?

A Ce n'est pas ce que nous faisions. Nous ne cherchions pas un livre d'histoire ; cela n'a rien à voir avec le sujet.

Q Voulez-vous dire autre chose dans le paragraphe que vous venez de lire ?

A Non.

Q Maintenant, permettez-moi de vous demander de porter votre attention sur le deuxième paragraphe de la lettre de Mme Eveland, et si vous pouvez le lire pour le compte-rendu.

A « Cette affirmation est en contradiction directe avec la mission des écoles de Dover. En partenariat avec les familles et la communauté, pour éduquer les élèves, nous mettons l'accent sur des compétences de base solides et nous prenons soin des besoins diversifiés de nos élèves alors qu'ils s'efforcent de devenir des apprenants à vie et des membres contributeurs de notre société mondiale. Quelle insulte pour de nombreux parents et contribuables de la région de Dover. Quelle tristesse qu'un membre de notre propre conseil scolaire soit si fermé d'esprit et ne veuille pas poursuivre la mission des écoles de Dover. Son ignorance ne fera pas seulement obstacle aux enfants fréquentant les écoles de la région de Dover, mais renforcera également l'opinion d'autres communautés selon laquelle Dover est une communauté en retard et fermée d'esprit. »

Q Y a-t-il eu une partie spécifique de votre lettre conçue pour répondre à la partie de la lettre de Mme Eveland que vous venez de lire ?

A Oui.

Q Si vous voulez bien lire la partie de votre lettre à laquelle vous faites référence, pour les archives.

A « Tout ce que nous essayons d'accomplir avec cette tâche est de choisir un livre de biologie qui enseigne les théories les plus répandues. La définition de théorie n'est qu'une circonstance spéculative ou idéale. Présenter une seule théorie ou offrir une seule option serait directement contradictoire à notre mission. »

Q D'accord. Quel était votre point en écrivant ce texte ?

A Je venais de lui dire ce que nous faisions : nous choisissions un manuel de biologie qui enseigne les théories les plus répandues.

Q Maintenant, cette lettre est datée du 27 juin 2004. Vous vous souvenez des discussions d'autres théories lors des réunions du conseil en juin ?

A Oui.

Q Quelle théorie vous souvenez-vous ?

A Dessein intelligent.

Q Avez-vous cru que le dessein intelligent était une théorie scientifique ?

A Oui.

Q Comment saviez-vous cela ? Comment êtes-vous arrivé à cette croyance ?

A Bill et Allen.

Q Lorsque vous avez écrit cette partie du texte ici qui traite de « présenter une seule théorie serait directement en contradiction avec notre mission énoncée », quel était votre point là ?

A Notre mission est d'éduquer nos étudiants. Et j'ai pensé qu'en leur donnant plus d'une théorie, cela les rendait conscients ; donc, pour moi, c'était les éduquer. Si nous ne le faisions pas, nous contredirions nous-mêmes.

Q Est-ce que cela résume bien l'essentiel de ce paragraphe de votre lettre ?

A Oui.

Q Examinons le dernier paragraphe de la lettre de Mme Eveland et je vous demande de le lire pour le compte-rendu.

A « Si cela ne consistait qu'à choisir un texte donnant un temps égal à deux théories scientifiques contradictoires, ce serait une tout autre affaire. Mais ce n'est pas le cas. Le créationnisme est une religion, point final. Les commentaires de M. Buckingham me blessent non pas parce qu'ils sont de nature religieuse, mais parce qu'il est de mon devoir d'enseigner à mes enfants la religion comme je le juge approprié, et non le district scolaire de Dover pendant un cours de biologie. »

Q Maintenant, lorsque vous lisez ce paragraphe de cette lettre, croyiez-vous que le conseil envisageait d'enseigner le créationnisme ?

A Non.

Q Lorsque vous avez lu ce paragraphe de cette lettre, croyiez-vous que le conseil envisageait d'enseigner la religion ?

A Non.

Q Y a-t-il eu une partie de votre lettre conçue pour répondre à l'affirmation selon laquelle vous — le conseil envisageait d'enseigner le créationnisme ou la religion ?

A Oui.

Q De quelle partie s'agit-il ?

A Dans le troisième paragraphe où je lui dis ce que nous faisions, que nous choisissions un livre de biologie qui enseigne les théories les plus répandues.

Q Y a-t-il une autre partie de votre lettre qui était conçue pour répondre à ce dernier paragraphe de la lettre de Mme Eveland ?

A Oui.

Q Je vous prie de lire la partie à laquelle vous faites référence pour les archives.

A « Vous pouvez enseigner le créationnisme sans qu'il soit le christianisme. Il peut être présenté comme une puissance supérieure. C'est là qu'une autre partie de la mission énoncée par Dover entre en jeu. Cette partie serait : En partenariat avec la famille et la communauté. Vous, en tant que parent, pouvez enseigner à votre enfant l'idéologie de votre famille. »

Q Ceci a été écrit le -- votre lettre, c'est-à-dire qu'elle a été écrite le 27 juin 2004. Vous souvenez-vous d'autres développements en juin concernant le manuel de biologie ?

A (Pas de réponse.)

Q Et quoi qu'on en dise en juillet ? Vous vous souvenez de tout développement en juillet concernant le texte de biologie ?

A Ils ont pu obtenir une version plus récente du livre au même prix. Je crois que c'était en juillet.

Q Vous vous souvenez du conseil d'administration -- le manuel de biologie recommandé par les enseignants de sciences a été approuvé en juillet ?

A Non.

Q Bon, regardons août. Vous vous souvenez de toute réunion du conseil d'administration en août 2004 ?

A Oui.

Q Vous vous souvenez du texte de Biologie qui était à l'ordre du jour à cette époque ?

A Oui.

Q Bon, vous vous souvenez du texte Of Pandas qui est appu en relation avec la réunion du conseil en août ?

A Oui.

Q Dites-nous ce que vous vous souvenez de Of Pandas ?

A Qu'il n'était pas à l'ordre du jour, et que Bill était déçu qu'il ne soit pas là.

Q A-t-il dit pourquoi ?

A Il voulait simplement les deux livres ensemble.

Q Quand vous dites qu'il voulait les deux livres ensemble, comment les livres figuraient-ils à l'ordre du jour ? Souvenez-vous-vous de quel sujet portait la question concernant le manuel de biologie ?

A Il voulait qu'ils se compensent mutuellement. Il voulait simplement – il voulait qu'ils soient ensemble.

Q Avez-vous — avez-vous voté pour approuver le texte de biologie recommandé par le corps professoral des sciences lors de la réunion du conseil en août 2004 ?

A Non.

Q Pourquoi pas ?

A Il restait encore des questions non résolues.

Q Et que voulez-vous dire par là ?

A Eh bien, Bill était mécontent à cause du livre sur le Panda. Les enseignants étaient mécontents. Et c'était mon premier achat de livre et, pour moi, c'était beaucoup d'argent ; maintenant je sais mieux les choses.

Q Eh bien, lorsque vous avez voté pour ne pas approuver le texte de biologie recommandé par le corps professoral des sciences pour l'achat en août 2004, était-ce votre intention de ne pas approuver ce texte à aucun moment ?

A Non.

Q Quel était votre but ?

A Juste pour le maintenir en place un moment afin de résoudre les problèmes.

Q Rappelez-vous autre chose qui s'est produit en relation avec le vote sur l'approbation du texte de biologie recommandé par le corps professoral de sciences lors de cette réunion ?

A En août ?

Q Oui. Et quant aux autres membres du conseil, vous vous souvenez de leur réaction ou de leur vote ?

A Oui. Jeff Brown était contrarié, et Angie a changé d'avis, et c'est ainsi que cela a été approuvé.

Q D'accord. Quand vous dites qu'il a été approuvé, que voulez-vous dire ?

A Le manuel scolaire.

Q D'accord. Et quand vous dites texte, à quel texte faites-vous référence ?

A Le livre de biologie.

Q Et s'agit-il de l'édition de 2004 de Miller et Levine ?

A Oui.

Q Maintenant, cette réunion dont nous parlons actuellement a eu lieu au début du mois d'août, en fait le 2 août 2004. Laissez-moi vous demander, à partir de cette date, le 2 août 2004, jusqu'en octobre, avez-vous personnellement été impliqué dans tout développement lié au texte de biologie ou au programme de biologie ?

A Non.

Q Y a-t-il eu un moment où les questions relatives au programme de biologie ont attiré votre attention en tant que membre du conseil d'administration ?

A Octobre.

Q D'accord. Et pouvez-vous être plus précis ?

A Quand il fut temps de voter.

Q D'accord. Et vous faites référence à la réunion du conseil du 18 octobre 2004 ?

A Oui.

Q Examinons ce que vous vous souvenez de cette réunion du conseil. En commençant par les commentaires du public, pouvez-vous nous dire ce que vous vous souvenez de cette réunion ?

A Bert Spahr s'est avancé vers le pupitre, Jenn Miller --

Q Souvenez-vous de quelque chose que l'un d'eux a dit ?

A Bert Spahr avait peur que nous allions lui faire enseigner la religion. Elle n'était pas heureuse avec le dessein intelligent. Elle -- il y en avait beaucoup.

Q Et quant au rôle des enseignants dans le processus, a-t-elle abordé ce point ?

A Oui, tout à fait. Oui, elle a dit qu'ils ne faisaient pas partie du processus, c'est ça.

Q Et lorsque vous étiez membre du conseil d'administration, quelle a été votre réaction à sa déclaration ?

A Je ne l'ai pas cru car je savais qu'ils faisaient partie du processus, et que -- je savais que le dessein intelligent n'était pas le créationnisme, et je savions que nous ne les obligeions pas à l'enseigner. Donc je -- je ne --

Q Examinons cela pièce par pièce. Vous dites avoir su que les enseignants faisaient partie du processus. Comment avez-vous compris que des enseignants avaient été impliqués, si vous-même n'étiez pas impliqué ?

A On m'a dit qu'ils l'étaient.

Q D'où avez-vous obtenu ces informations ?

A Administration.

Q Et quant à l'idée que le dessein intelligent n'était pas une religion, comment avez-vous acquis cette compréhension ?

A Je savais que ce n'était pas le cas. Bill et Allen me l'auraient dit. Vous savez, c'était leur comité, ils seraient revenus et m'auraient dit que ce n'était pas le cas.

Q Et quant à la menace de responsabilité ; comment avez-vous appris que les enseignants avaient cette préoccupation ?

A Bert Spahr avait dit.

Q Souvenez-vous de quelque chose que Jenn Miller a dit ?

A Non, mais je savais qu'elle était d'accord.

Q Souvenez-vous-vous d'autre chose qui a été dit par voie de commentaire public au début de la réunion ?

A Après le vote, il y a eu quelque chose que je ne --

Q D'accord. Eh bien, prenons cela pièce par pièce pour faire une histoire logique.

Est-ce tout ce que vous vous souvenez des commentaires publics au début de la réunion ?

A Au début, oui.

Q D'accord. Quelle est la prochaine chose dont vous vous souvenez concernant cette question de programme de biologie ?

A Prendre le vote et Noll le modifier une douzaine de fois.

Q Répétez cela.

A Nous avons pris le vote, et Noll l'a modifié une douzaine de fois.

Q Avez-vous eu une idée du but des manœuvres parlementaires de Noll ?

A Il ne voulait pas qu'elle soit adoptée.

Q Et quelle a été votre réaction à cela ?

A Cela m'a surpris car je pensais qu'il était favorable au dessein intelligent.

Q Vous souvenez-vous de tout mouvement effectué par M. Bonsell ?

A Oui.

Q Dites-nous ce que vous vous souvenez de cela.

A Il a pris la partie de la proposition des enseignants selon laquelle l'origine de la vie ne serait pas enseignée, et il l'a ajoutée à ce que le conseil avait élaboré, puis il les a combinés.

Q Et est-ce la version finale qui a été approuvée par le conseil ?

A Oui.

Q Avez-vous compris ou avez-vous une compréhension concernant le but de M. Bonsell en proposant cette modification ?

A Oui, c'est ça --

Q Qu'est-ce que c'était ?

A Pour qu'il ne soit pas poursuivi, c'est pourquoi il a ajouté cela.

Q Avez-vous voté pour soutenir le changement de programme amendé proposé par M. Bonsell ?

A Oui.

Q Et pourquoi avez-vous fait cela ?

A J'y étais d'accord. Cela va avec notre mission d'éduquer les étudiants, cela les a rendus conscients d'autre chose.

Q Lorsque vous avez voté pour le changement de programme proposé, l'avez-vous fait parce que vous croyiez que vous enseigneriez la religion ?

A Non.

Q Y a-t-il autre chose qui s'est passé lors de cette réunion et qui vous a personnellement affecté ?

A Oui.

Q Cela a déjà été abordé auparavant, donc racontez-nous à ce sujet de votre point de vue.

A J'ai été mal cité.

Q D'accord. Donnez-nous le contexte de la citation tronquée dont vous parlez.

A J'avais dit qu'ils devaient être licenciés, et tout le monde a mal compris. Jeff Brown disait que si « eux », c'est-à-dire les enseignants, étaient assignés en justice, alors « eux » devraient pouvoir utiliser nos avocats. Alors j'ai dit que si « eux » étaient assignés en justice, c'est-à-dire les enseignants, alors « eux » devraient être licenciés, c'est-à-dire les avocats, car ils nous avaient dit, les avocats nous avaient dit que ce que nous faisions était correct.

Q Ne nous y engageons pas trop car je ne veux pas m'enliser dans des affirmations qui pourraient être privilégiées. Mais votre déclaration a-t-elle été mal comprise ?

A Oui.

Q Comment cela a-t-il attiré votre attention ?

A Le lendemain matin, les gens me disaient : avez-vous vu l'article ? C'était juste une frénésie, vous savez, avec mes amis.

Q Et avez-vous consulté l'article auquel ils faisaient référence en raison de ces appels ?

A Oui, je l'ai fait.

Q Et qu'avez-vous vu ?

A J'ai vu qu'il était dit qu'ils devaient être licenciés, et dans des crochets similaires, il a écrit, le corps professoral ; il a ajouté à ma citation.

Q Alors, lorsque vous lisez la citation dans l'article, quel était son message principal ?

A Pardon ?

Q En lisant la citation dans l'article, quel était son message principal ?

A Que ce sens, j'ai dit qu'ils devraient licencier les enseignants.

Q Et est-ce ce que vous aviez dit ou voulu dire, au moins ?

A Non.

Q D'accord. Avez-vous regardé qui a écrit l'article auquel vous faites référence ?

A Oui.

Q Et qui était-ce ?

A Joe Maldonado.

Q Avez-vous fait quoi que ce soit à la suite de cet article ?

A Oui.

Q Dites-nous ce que vous avez fait.

A J'ai appelé le Dr Nilsen et je lui ai demandé de m'envoyer un e-mail aux enseignants disant que je ne l'avais pas dit. Je lui ai demandé une transcription de la réunion pour prouver que je ne l'avais pas dit.

Q Avez-vous fait quelque chose concernant l'auteur de l'article ?

A Oui.

Q Que avez-vous fait ?

A J'ai bien parlé avec Joe. Et je lui ai dit que je n'avais pas dit cela, et il le savait – sait que je n'ai pas dit cela.

Q Et aviez-vous une idée de si M. Maldonado était préoccupé par l'inexactitude du rapport ?

A Il n'en avait pas le moindre souci. Et j'avais l'impression qu'il le savait, mais qu'il n'en avait pas le moindre souci.

Q Il y a quelques autres, comment dire, points culminants dans cette controverse ici, et je veux juste voir si vous avez quelque chose à faire avec ceux-ci pour les archives.

Il y a eu un communiqué de presse qui a été publié par le district le 19 novembre 2004. Avez-vous eu un rôle significatif dans la rédaction de ce communiqué de presse ?

A Non.

Q Et quant au don des livres Of Pandas, avez-vous eu connaissance de cela ?

A Non.

Q Il y avait une newsletter qui a ensuite été publiée concernant cette controverse, avez-vous joué un rôle dans la formulation de cette newsletter ?

A Rien de significatif, non.

Q Et il y avait certains livres qui ont été offerts par un autre groupe, Debunk Creation. Avez-vous eu un rôle dans la révision de ces livres ?

A Non.

Q Lorsque nous avons commencé ici, vous avez indiqué que vos enfants fréquentent des écoles à Dover.

A Oui.

Q Et pourquoi envoyez-vous vos enfants à l'école dans le district scolaire de Dover Area ?

A Lorsque vint le moment d'envoyer mon aîné à l'école, je me suis renseignée sur une école privée chrétienne, et à l'époque, ils n'enseignaient encore pas tout. Ils avaient toujours une vision étroite d'esprit, et je voulais leur offrir plus d'exposition à d'autres choses.

Q La théorie de l'évolution est-elle parmi les choses que vous souhaitez que vos enfants soient exposés ?

A Oui.

M. GILLEN : Je n'ai plus de questions, Votre Honneur.

LA COUR : Merci, M. Gillen.

Qui va procéder à l'examen croisé. M. Walczak ?

EXAMEN EN CONTRE-INTERROGATOIRE

PAR M. WALCZAK:

Q Bon après-midi, Mme Geesey.

A Bonjour.

M. WALCZAK : Puis-je m'approcher, Votre Honneur ?

LA COUR : Vous pouvez.

PAR M. WALCZAK:

Q Madame Geesey, je viens de vous remettre une copie de votre procès-verbal de témoignage, je crois que c'était le 10 mars.

A Oui.

Q Et vous vous souvenez de ce dépôt ?

A Oui.

Q Je viens de vous le remettre maintenant car nous pourrions y faire référence.

Je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu votre dernier point. Vous dites que vous ne vouliez pas que vos enfants soient exposés à l'évolution ?

A Non, je le fais.

Q Vous les voulez vraiment ?

A Euh, oui.

Q Et qu'est-ce qui vous déplaisait à l'école chrétienne plus que ce que vous aimiez à l'école de Dover ?

A À l'époque où — il est maintenant en huitième année, donc quand il allait à la maternelle, ils n'enseignaient pas tout, ils n'enseignaient pas les différentes perspectives.

Q Que voulez-vous dire par « tout » et « différentes opinions » ?

A Ils n'ont pas enseigné l'évolution, vous savez, c'était chrétien, ils ont juste enseigné une chose.

Q Quelle était la seule chose qu'ils enseignaient ?

A Genèse, vous savez, Genèse.

Q Et vous n'avez pas de formation scientifique, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Et votre formation scolaire implique-t-elle d'avoir terminé le lycée ?

A Oui.

Q Et vous n'avez suivi aucun cours de sciences depuis alors ?

A Non.

Q Vous avez assisté à toutes les réunions du conseil en mars -- Je suis désolé, en 2004 sauf une ?

A Je pense qu'il y en avait deux ; j'étais certain d'un seul.

Q Et vous n'étiez pas membre du comité du programme en 2004 ?

A Non.

Q Et vous n'avez pas participé aux discussions du comité du programme d'études ?

A Non.

Q Donc, vous n'avez pas participé aux discussions du comité du programme concernant le manuel Miller et Levine ?

A Non.

Q Et vous n'avez pas participé aux discussions du comité sur Pandas ?

A Non.

Q Et vous n'avez pas participé aux discussions du comité sur la modification du programme d'études pour inclure le dessein intelligent ?

A Non.

Q Maintenant, en été 2004, vous n'avez rien fait pour en savoir plus sur le manuel scolaire Miller et Levine, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Et vous n'avez pas pris de mesures pour en savoir plus sur le concept global du dessein intelligent ?

A Non.

Q Maintenant, vous avez témoigné précédemment que le dessein intelligent avait été discuté par le conseil en juin.

A Oui.

Q Et vous dites que c'était une théorie qui a été identifiée lors d'une réunion du conseil ?

A Oui.

Q Et qui a identifié cela ?

A Ce serait Allen ou Bill.

Q Donc vous dites qu'ils ont élevé -- ils ont en fait déclaré le dessein intelligent lors d'une réunion du conseil en juin ?

A Je le crois, oui.

Q Et vous dites qu'ils ont dit que le dessein intelligent serait une bonne théorie alternative à enseigner en parallèle de l'évolution ?

A Oui.

Q Alors ils ont spécifiquement identifié la théorie qui serait enseignée pour contrebalancer l'évolution ?

A Oui.

Q Si vous pouviez vous tourner à la page 31 de votre transcription, s'il vous plaît. Avez-vous cela, Mme Geesey ?

A Oui.

Q Et en fait, si vous remontez à la page 30, ils parlent du 7 juin --

A D'accord.

Q -- se réunir là.

Ensuite, à partir de la page sept, vous avez été interrogé — je crois que M. Schmidt a géré votre déposition, est-ce correct ?

A Oui.

Q Et en partant de la ligne sept de la page 31 -- en fait, laissez-moi revenir en arrière. Mme Schmidt vous a demandé : « Souvenez-vous-vous qu'il ait dit que le manuel scolaire qui était en cours d'examen était imprégné de darwinisme ? » Et vous avez répondu : « Non ». C'est correct ?

A Correct.

Q Et comme vous êtes assis ici aujourd'hui, vous vous souvenez que M. Buckingham a déclaré que le manuel scolaire Miller et Levine, je suppose qu'il s'agissait de l'édition de 2002, était imprégné de darwinisme ?

A Oui.

Q Vous vous souvenez qu'il l'a dit ?

A Oui.

Q Et --

A Attendez une minute, attendez, attendez, non, entremêlé avec Darwin -- non, non. Je sautais en avant. Mais entremêlé avec le darwinisme, non.

Q Voulez-vous dire qu'il ne l'a pas dit ou est-ce que vous ne vous en souvenez tout simplement pas ?

A Je ne me souviens plus.

Q Et ensuite, il continue en disant : « Qu'a-t-il dit qu'il voulait équilibrer le darwinisme lors de cette réunion ? » Et ensuite, votre réponse à la ligne neuf est : « Lors de cette réunion, je ne sais pas. Il voulait une autre théorie à cette époque. À cette époque, je ne pense pas qu'il le sache. »

"Question. A-t-il dit que toute théorie suffirait, qu'il suffisait d'en trouver une autre ou quelque chose dans ce genre ?

"Réponse. Non.

"Question. Qu'a-t-il dit ?

"Réponse. Juste une autre théorie, une autre théorie scientifique.

"Question. Quelle était votre compréhension de ce dont il parlait lors de cette réunion du 7 juin ?

"Réponse. Ils allaient continuer à chercher un autre livre jusqu'à en trouver un qui contenait plus d'une théorie.

"Question. Quelle était votre compréhension de ce que les candidats étaient pour une autre théorie ?

"Réponse. Je ne l'ai pas fait. Ce n'était pas mon -- ce n'est pas mon comité, donc je n'avais pas à comprendre.

"Question. Avez-vous posé des questions ?

"Non."

Était-ce votre témoignage en mars 2005, cette année ?

A En mars, oui, c'était le cas.

Q Vous étiez sous serment à l'époque ?

A Oui.

Q Et vous avez juré de dire la vérité ?

A Oui.

Q Et vous avez dit la vérité ?

A Oui.

Q Alors en mars, vous ne saviez pas quelle théorie il voulait introduire pour contrebalancer l'évolution, mais aujourd'hui vous le savez ?

A Je pense que je disais que je ne pouvais pas distinguer les réunions. Mais en me préparant, j'ai lu les deux articles que j'avais écrits, et le mien est du 27 juin, puis je — je devais savoir, cela devait avoir été évoqué car j'avais écrit cela. Ensuite, je disais — c'est ce que j'avais retenu.

Q Donc vous ne saviez pas en mars de quoi il parlait, mais vous savez maintenant de quoi il parlait ?

A En raison de la lecture de l'article, oui, j'aurais dû.

Q Pourriez-vous passer à la page 49, s'il vous plaît. Êtes-vous là ?

A Oui.

Q Pourriez-vous regarder la ligne 20. La voyez-vous ?

A Oui.

Q D'accord, la question ici est : « Souvenez-vous d'une discussion ou d'une déclaration faite lors de la réunion du 14 juin impliquant les mots dessein intelligent ?

"Réponse. Non."

Est-ce que j'ai bien lu ?

A Oui.

Q Donc, en mars, vous avez témoigné à nouveau sous serment que vous ne vous souveniez d'aucune déclaration lors de la réunion du 14 juin concernant le dessein intelligent.

A Oui, car il est indiqué le 14 juin, et moi -- les réunions se chevauchent.

Q Donc, en mars, votre témoignage était que le dessein intelligent n'avait pas été utilisé lors de la réunion du 7 juin, et qu'il n'avait pas non plus été utilisé lors de la réunion du 14 juin. Y a-t-il eu d'autres réunions -- des réunions du conseil en juin ?

A Pas que je — non, non.

Q Maintenant, vous avez dit avoir voté pour le changement de programme du 18 octobre parce que vous l'aimiez.

A Oui.

Q Vous avez soutenu le changement.

A Oui.

Q Il — car il offrait une vue équilibrée de l'évolution.

A Oui, je veux dire . . .

Q A-t-elle présenté une théorie alternative ?

A Oui.

Q Et la politique aborde les lacunes et les problèmes liés à l'évolution ?

A Oui.

Q Oui. Vous ne savez pas à quoi ces lacunes et ces problèmes se réfèrent, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Mais il est bon d'enseigner sur ces lacunes et ces problèmes ?

A C'est -- oui, c'est notre mission, oui.

Q Mais vous n'avez aucune idée de ce qu'ils sont ?

A Ce n'est pas mon travail, non.

Q Est-il juste de dire que vous ne saviez pas grand-chose sur le dessein intelligent en octobre 2004 ?

A Oui.

Q Et vous ne saviez pas grand-chose sur le livre Pandas et Hommes non plus, n'est-ce pas ?

A Correct.

Q Alors vous n'aviez jamais participé à aucune discussion sur le livre ?

A Non.

Q Et vous n'avez fait aucun effort indépendant pour en savoir plus sur le livre ?

A Non.

Q Et l'administration avait mis des copies du livre à la disposition des membres du conseil.

A Oui.

Q Mais vous n'avez jamais lu le livre.

A Non.

Q Et personne ne vous a jamais expliqué de quoi le dessein intelligent était question.

A Non.

Q Et vous n'avez jamais reçu de matériel pédagogique ou de cassettes sur le dessein intelligent.

A Non.

Q Et vous n'avez jamais lu ou consulté aucun livre sur le dessein intelligent.

A Non.

Q Et vous ne l'avez pas étudié indépendamment.

A Non.

Q Vous n'êtes pas allé sur Internet pour le vérifier.

A Non.

Q Alors vous n'avez pas vraiment trop réfléchi au dessein intelligent.

A Non.

Q Vous saviez déjà qu'ils allaient apprendre autre chose ?

A Oui.

Q Et c'était une théorie différente de celle de Darwin.

A Oui.

Q Et ce que vous avez témoigné plus tôt est que vous vous étiez basé sur la recommandation du comité du programme.

A Oui.

Q Et c'était leur travail.

A Oui.

Q Et parce qu'ils recommandaient l'introduction du dessein intelligent, vous alliez vous ranger derrière cela.

A Oui.

Q Et vous avez pensé que c'était une bonne idée d'introduire une alternative à l'évolution.

A Oui.

Q Maintenant, ce n'était pas l'ensemble du comité du programme qui recommandait ce changement, n'est-ce pas ?

A Je ne sais pas.

Q Bon, qui était sur le comité du programme ?

A Bill, Allen et moi, nous ne pouvons plus nous souvenir de l'autre.

Q Sheila Harkins était-elle là ?

A Je ne sais pas.

Q Savez-vous si Sheila Harkins était favorable au dessein intelligent ?

A Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je n'y ai jamais vraiment réfléchi.

Q Donc les deux personnes à qui vous écoutiez vraiment et avec qui vous discutiez de cela étaient Bill Buckingham et Allen Bonsell.

A Oui.

Q Et Casey Brown, je vais juste vous dire, Casey Brown était le dernier membre du comité du programme. Cela semble-t-il correct ?

A Oui.

Q Et elle n'était pas favorable à ce changement.

A Non.

Q En fait, elle s'opposait fermement à l'introduction du dessein intelligent dans le programme d'études.

A Oui.

Q Mais vous n'écoutiez pas, n'est-ce pas ?

A Elle ne l'était pas -- elle m'ignorait, elle ne me mentorait pas, donc . . .

Q Mais elle était là pour plaider contre l'introduction du dessein intelligent, donc ce n'était pas comme si le comité du programme était unifié ?

A Correct.

Q Mais vous avez choisi d'écouter M. Buckingham et M. Bonsell ?

A Correct.

Q Maintenant, je sais que vous avez dit que vous n'avez aucune formation scientifique, c'est correct ?

A Correct.

Q Et savez-vous si M. Buckingham a une formation scientifique ?

A Non, je ne le fais pas.

Q Savez-vous qu'en fait, il n'a pas de formation scientifique ?

A Je ne sais pas. Il travaille dans la police, donc je suppose qu'il a dû prendre quelque chose en cours de route.

Q Lui a-t-il jamais dit qu'il savait quelque chose en

A Non.

Q Et quant à M. Bonsell, savez-vous quel est son parcours ?

A Non.

Q Savez-vous ce qu'il fait pour vivre ?

A Il est propriétaire d'une entreprise, je crois.

Q À votre connaissance, il n'est pas scientifique ?

A À ma connaissance, non.

Q Il n'est pas professeur de sciences ?

A Non.

Q Maintenant, il y a des personnes employées par le district scolaire qui savent un peu de choses en science, n'est-ce pas ?

A Correct.

Q Et ce seraient les enseignants.

A Oui.

Q Et vous connaissez Mme Bertha Spahr ?

A Oui.

Q Et elle a travaillé pour le district scolaire depuis longtemps.

A Oui.

Q Et elle est chef du département de sciences.

A Oui.

Q Et vous connaissez Mme Miller.

A Oui.

Q Et vous connaissez M. Eshbach.

A Oui.

Q Et vous connaissez M. Lanker ?

A Je ne sais pas — je ne pourrais pas le situer, mais je connais son nom, je sais qu'il est professeur.

Q Et il est professeur de sciences ?

A Oui.

Q Et vous saviez que les enseignants de sciences étaient tous opposés à l'introduction du dessein intelligent ?

A Correct.

Q Et les enseignants avaient en effet indiqué qu'ils étaient préoccupés par l'introduction du dessein intelligent car ils craignaient d'être assignés en justice.

A Correct.

Q Et précisément, ils étaient inquiets d'enseigner à partir du livre Pandas, c'est correct ?

A Je ne sais pas — je ne sais pas.

Q Souvenez-vous-vous qu'en août 2004, vous aviez une discussion concernant l'approbation du nouveau livre de biologie ?

A Oui.

Q Et à ce moment-là, M. Buckingham ne voulait pas voter pour approuver le livre de biologie sauf si Pandas et People était approuvé ?

A Correct.

Q Et vous souvenez-vous que Mme Spahr ait fait des commentaires sur Pandas et People ?

A Non. Non.

Q Pourriez-vous regarder la page 63 de votre déposition, s'il vous plaît. Êtes-vous là ?

A Oui.

Q Laissez-moi vous lire à partir de la ligne sept, et c'est M. Schmidt qui pose une question.

« Et je comprends que la crainte d'être poursuivie en justice faisait référence à quelque chose qu'elle avait dit sur l'enseignement de la religion dans le programme scientifique. »

"Réponse" -- c'est vous -- "correct."

"Question. Pouvez-vous me dire plus sur votre compréhension de ce qu'elle voulait dire quand elle a dit cela ?

"Réponse. Elle pensait que nous allions les faire enseigner la religion.

"Question. Encore, que compreniez-vous qu'elle voulait dire lorsqu'elle a dit cela ?

"Réponse. Je ne sais pas parce que nous ne l'étions pas, nous ne faisions pas cela, donc pour moi, c'était une affirmation infondée.

"Question. À quoi pensez-vous qu'elle faisait référence ?

"Réponse. Le livre Pandas."

Alors, ai-je lu cela avec précision ?

A Oui.

Q Donc, votre compréhension en mars, lorsque vous avez été démis de vos fonctions, était qu'en effet ils étaient préoccupés par le fait que l'enseignement du livre Pandas serait enseigner la religion ?

A Il est indiqué « à un certain moment pendant l'été 2004 », et pour l'instant, j'ai répondu de cette manière car je pense qu'elle a tout fait en octobre.

Q Cela vous rafraîchit-il la mémoire ?

A Oui, elle l'a dit. Je devrais rester assis ici et réfléchir sérieusement pour déterminer quand elle l'a dit, mais c'est ainsi que les choses se sont passées.

Q Mais vous ne contestez pas maintenant, après avoir examiné cela, que les enseignants étaient en effet préoccupés par l'enseignement de Pandas car ils pensaient qu'il s'agissait de religion ?

A Non, je pensais simplement qu'il s'agissait d'octobre, c'est pourquoi j'ai répondu à votre question de cette manière.

Q Et vous n'avez pas franchement accepté que les enseignants affirment que Pandas enseignait la religion, n'est-ce pas ?

A Non, non, je n'étais pas d'accord avec les enseignants, non.

Q Et vous pensiez que leur position selon laquelle Pandas enseignait la religion était infondée ?

A Correct.

Q Mais vous n'avez jamais lu Pandas, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Maintenant, avant le vote du 18 octobre visant à modifier le programme d'études, vous vous souvenez que les enseignants de sciences ont expliqué que le dessein intelligent n'était pas de la science ?

A Oui.

Q Et vous ne leur avez jamais posé d'autres questions sur leur position, sur le fait qu'ils ne pensaient pas que cela fût de la science ?

A Non.

Q Et vous vous souviendrez également que Mme Spahr a exprimé des inquiétudes, pensant que le dessein intelligent était religieux ?

A Oui.

Q Et vous saviez que les enseignants s'opposaient à l'introduction de ce changement de dessein intelligent parce qu'ils avaient peur d'être poursuivis en justice pour avoir enseigné la religion ?

A Oui.

Q Et donc les seules personnes du district scolaire dont vous avez connaissance et qui ont une formation scientifique s'opposaient à l'introduction du dessein intelligent ; elles pensaient que ce n'était pas de la science, elles pensaient que c'était de la religion, et vous avez ignoré cela ?

A Oui.

Q Et vous avez voté pour la proposition parce que M. Buckingham et M. Bonsell vous ont encouragés à le faire ?

A J'étais d'accord avec eux, c'est pourquoi j'ai voté pour la proposition.

M. WALCZAK : Votre Honneur, j'ai encore environ dix minutes, mais si nous souhaitons faire une pause, nous pouvons le faire maintenant ou nous pouvons terminer.

LA COUR : Pourquoi ne pasachever ? Pourquoi ne pas continuer ? Peut-être pourrons-nous conclure cet avant que nous ne prenions une pause, si vous n'avez rien contre.

PAR M. WALCZAK:

Q Je souhaite attirer votre attention sur les deux pièces à conviction que M. Gillen vous a remises lors de votre témoignage direct. L'une est la pièce à conviction 56 des plaignants, qui correspond à la lettre de Mme Eveland, et la pièce à conviction 60 des plaignants, qui est votre réponse.

Or, lorsque vous avez écrit votre lettre de réponse, vous n'avez consulté personne avant de l'écrire, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Vous n'avez pas parlé à l'administration.

A Non.

Q Vous n'avez pas parlé à vos -- collègues membres du conseil.

A Non.

Q Mais vous avez bien signé en tant que membre du district de Dover — en tant que directeur du conseil scolaire du district de Dover.

A Oui.

Q Maintenant, autant que vous le sachiez, ce qui a été imprimé est ce que vous avez soumis au papier.

A À ma connaissance, je sais que le titre ne l'était pas.

Q Ils ont mis le titre dessus ?

A Correct.

Q Mais le texte de la lettre est ce que vous avez réellement envoyé.

A À ma connaissance, oui, c'était le cas.

Q Maintenant, regardons le deuxième paragraphe de votre lettre, et pourriez-vous le lire, s'il vous plaît ; il s'agit de la pièce à conviction 60 des plaignants.

A « Je ne crois pas à l'enseignement de l'histoire révisionniste. Notre pays a été fondé sur des croyances et des principes chrétiens. Nous ne cherchons pas un livre qui enseigne aux élèves que c'est une chose mauvaise ou une chose bonne, c'est simplement un fait. »

Q Et ce paragraphe répondait principalement au premier paragraphe de Mme Eveland, n'est-ce pas ?

A Oui.

Q Et vous étiez contrarié que votre collègue Bill Buckingham ait été attaqué, je crois que c'est le mot que vous avez utilisé lors du témoignage direct.

A Une partie, oui.

Q Et vous n'avez jamais dit que cela n'avait pas été dit, n'est-ce pas, vous exprimiez simplement votre soutien aux vues de M. Buckingham ?

M. GILLEN : Objection, Votre Honneur, cela dénature son témoignage.

M. WALCZAK : Elle peut répondre à cela ; elle peut le nier, Votre Honneur.

LA COUR : Je pense que c'est une croix équitable. Je vais rejeter l'objection. Je ne sais pas si c'est une mauvaise caractérisation. Elle nous le dira si c'est le cas.

LE TÉMOIN : Je n'ai pas compris la question, donc vous devrez la répéter.

LA COUR : Joan, voulez-vous relire la question, s'il vous plaît.

(Question lue.)

LE TÉMOIN : Non, c'est -- dans ma lettre ? Je ne comprends pas.

PAR M. WALCZAK:

Q Vous avez été contrarié que Mme Eveland ait apparemment attaqué votre collègue, n'est-ce pas ?

A Oui.

Q Et vous veniez à sa défense.

A Oui.

Q Parce que vous – vous ne vouliez pas enseigner l'histoire révisionniste.

A Correct.

Q Tout à fait. Comme vous le dites, notre pays a été fondé sur des croyances et des principes chrétiens.

A Correct.

Q Et vous ne cherchiez pas un livre pour contredire cela.

A Bon, nous ne cherchions pas un livre d'histoire. Ce qu'elle disait était hors sujet. Cela n'a rien à voir avec les autres choses.

Q Mais ici, dans cette lettre, vous parlez de créationnisme.

A Oui.

Q Oui ?

A Oui. Je veux dire, dans le -- je suis d'accord, elle était donc je me suis référé à ce qu'elle disait, je répondais à ses questions.

Q Maintenant, dans ce dernier paragraphe, vous avez utilisé le mot créationnisme.

A Oui.

Q Vous dites que vous pouvez enseigner le créationnisme sans qu'il soit le christianisme ?

A Correct.

Q Et je crois que vous avez témoigné que dans votre religion, le créationnisme fait référence au premier livre de la Genèse ?

A Oui.

Q Mais vous n'êtes pas au courant d'une utilisation du terme créationnisme qui ne soit pas associée à une religion ?

A Correct.

Q Et vous n'avez pas non plus utilisé le terme dessein intelligent dans cette lettre, n'est-ce pas ?

A Non.

Q Maintenant, vous avez également parlé d'avoir été mal cité lors de la réunion du conseil du 18 octobre ?

A Oui.

Q Et je crois que vous avez dit que M. Maldonado avait écrit quelque chose suggérant que vous aviez dit que si les enseignants demandaient une représentation légale, ils devaient être poursuivis, c'est correct ?

A Quelque chose --

Q Et vous — vous niez avoir voulu dire les enseignants.

A Correct.

Q Alors, vous étiez vraiment bouleversé par cela ?

A Oh, d'être mal cité, oui.

Q Et donc vous ne vouliez pas laisser cela subsister, vous vouliez corriger le compte rendu.

A Oui.

Q Et ainsi, en fait, vous avez contacté l'administration.

A Oui.

Q Et vous prétendez au moins avoir parlé à M. Maldonado.

A Oui.

Q Vous ne l'avez pas recherché, n'est-ce pas ; vous ne l'avez pas appelé dans son bureau ?

A J'avais prévu de le faire lors de la prochaine réunion, mais je l'ai fini par voir avant cela.

Q Alors vous n'avez pas... ce n'était pas comme si le lendemain vous étiez au téléphone pour appeler le York Daily Record ?

A C'était ce jour-là ou le lendemain que je l'avais vu à l'école.

Q Alors vous l'avez croisé par hasard quelque part lorsque vous étiez en ville ?

A Je l'ai vu, et je me suis retourné pour aller lui parler, oui.

Q Alors vous étiez vraiment bouleversé, vous vouliez donc faire valoir que, en fait, il vous avait mal cité et que le journal avait tort.

A Oui.

Q Vous n'avez pas fait cela à une autre occasion, n'est-ce pas, avez-vous spécifiquement parlé à un journaliste sur le fait d'avoir été mal cité ?

A Je tente de réfléchir si c'était la première fois. C'est comme quelque chose qui se poursuit. Je ne sais pas si c'était la première fois ou non. Je veux dire, c'est avec Joe et tout le monde, c'est comme : bonjour Joe, vous avez mal cité mes propos, oui.

M. WALCZAK : Merci. Aucune autre question.

LA COUR : Très bien. Revers.

M. GILLEN : Merci, Votre Honneur.

EXAMEN DE REDIRECTION

PAR M. GILLEN:

Q Heather, j'ai juste quelques questions en guise de suivi aux questions que M. Walczak vous a posées.

Il vous a demandé si, dans votre lettre, vous parliez du créationnisme, et je ne suis pas sûr de savoir quelle était votre réponse à cette question. Parliez-vous du créationnisme ?

A En bas, quand je me référais à elle. Mais au début, quand je lui disais ce que nous allions faire, non, je ne l'étais pas.

Q D'accord. Et au début, de quoi étiez-vous en train de parler ?

A Ce que nous faisions, le dessein intelligent, les théories prévalentes.

Q Et puis vous dites tout en bas que vous parliez du créationnisme ; que voulez-vous dire par là ?

A Elle avait dit que nous enseignions la religion ou le créationnisme, peu importe, et je lui disais que nous ne le faisions pas, l'école n'enseigne pas cela, mais vous pouvez le faire, vous pouvez le faire, cela fait partie de notre mission, à savoir en partenariat avec la famille. Donc je lui disais ce qu'elle pouvait faire.

Q Quelle est — permettez-moi de vous poser cette question. Il y a — vous savez, c'est difficile de se souvenir, il y a eu des allers-retours concernant les dates, et M. Walczak vous a posé quelques questions sur votre témoignage déposé. Avez-vous compris que le texte de Pandas abordait le dessein intelligent ?

A Oui.

Q En tenant compte de cela, je vous demande de consulter votre témoignage déposé, page 56. Je vous demande également d'examiner votre témoignage à partir de la ligne six, et je vais simplement m'assurer que cela soit bien compris.

M. Schmidt vous a demandé : « Avez-vous entendu parler du livre Of Pandas and People en relation avec votre qualité de membre du conseil scolaire ? » Et quelle a été votre réponse ?

A « Oui. »

Q Et puis M. Schmidt vous a demandé : « Comment avez-vous appris cela ? » Et quelle a été votre réponse ?

A « C'est un livre que Bill a évoqué afin que nous puissions l'utiliser comme ouvrage de référence pour équilibrer le programme. »

Q Et M. Schmidt vous a demandé : « Quand a-t-il soulevé la question ? »

M. WALCZAK : Votre Honneur, je vais faire une objection. C'est du témoignage indirect. Je ne crois pas --

M. GILLEN : Il s'agit d'une déclaration antérieure cohérente qui est utilisée pour contester une accusation. Elle vient tout juste de faire une déclaration incohérente.

LA COUR : La question -- la question était, et M. Schmidt vous a demandé : « Quand a-t-il soulevé la question ? » Votre objection ?

M. WALCZAK : Votre Honneur, je ne suis pas sûr pourquoi elle témoigne à partir de son interrogatoire ici. Je veux dire, si c'est pour compléter le contexte de quelque chose que j'ai fait lors de l'impeachment, c'est une chose, mais je ne suis pas sûr de la manière dont cela complète le contexte.

M. GILLEN : C'est précisément le but. Il a été suggéré que Mme Geesey a rendu un témoignage incohérent sur la base de son interrogatoire. Ce que je tente de démontrer ici, c'est que son témoignage lors de l'interrogatoire est en fait cohérent.

LA COUR : Très bien, je l'admet à cette fin. L'objection est rejetée.

PAR M. GILLEN:

Q M. Schmidt vous a demandé : « Quand a-t-il évoqué cela ? » Et quelle a été votre réponse ?

A « Je ne sais pas. »

Q Et puis vous avez dit – M. Schmidt vous a demandé, « Eh bien, l'a-t-il soulevé lors d'une réunion du conseil ou dans un autre contexte ? » Et comment avez-vous répondu ?

A « Une réunion du conseil d'administration. »

Q Et M. Schmidt vous a demandé avec beaucoup de soin : « Je cherche juste à mettre les choses au point. Jusqu'à présent, nous avons eu deux réunions en juin et une en juillet. A-t-il discuté du livre Of Pandas and People lors de l'une de ces trois réunions du conseil d'administration ? » Et quelle a été votre réponse ?

A « Oui. »

Q Aujourd'hui, lorsque vous avez évoqué le dessein intelligent, à quel moment vous souvenez-vous qu'il a été soulevé ?

A En juin.

Q Y a-t-il quelque chose qui a attiré votre attention lors de votre préparation, qui vous a permis de rafraîchir votre mémoire et de dater avec une précision un peu plus grande le moment où vous avez entendu le terme dessein intelligent pour la première fois ?

A Oui.

Q Veuillez expliquer ce que c'est.

A Ces deux lettres, l'une est datée du 20 juin, l'autre du 27 juin ; la mienne est du 27 juin.

Donc, vous savez, en le lisant, je sais que je le savais.

M. GILLEN : Aucune autre question, Votre Honneur.

LA COUR : Y a-t-il un recroisement, M. Walczak ?

RE-CROISEMENT

PAR M. WALCZAK:

Q Madame Geesey, si vous pouvez regarder à nouveau la page 56, et que M. Gillen vous lisait à propos de -- vous demandait à propos des Pandas qui étaient discutés lors de ces réunions. Et vous avez dit, deux réunions en juin et une en juillet. Il a demandé s'il avait discuté du livre Of Pandas lors de l'une de ces trois réunions, et votre réponse était oui, est-ce correct ?

A C'est ce qu'il est écrit là, oui.

Q Et en lisant encore trois lignes, M. Schmidt vous a demandé : « Souvenez-vous de laquelle ? » Et votre réponse a été : « Non. »

A Correct.

M. WALCZAK : Merci. Aucune autre question.

LA COUR : J'ai une question avant que vous ne descendiez, Mme Geesey, car je suis confus.

LE TÉMOIN: C'est bien moi.

EXAMEN PAR LE TRIBUNAL:

Q Eh bien, il est plus important que je ne sois pas confus que vous ne soyez pas confus. Mais la question est la suivante : j'ai lu votre témoignage déposé tel qu'il a été présenté, et il me semble que votre témoignage déposé -- je le lis aussi clairement que je peux -- indique que vous avez répondu par la négative, c'est-à-dire que vous avez dit non, que le dessein intelligent n'avait pas été mentionné lors des deux réunions de juin. Est-ce ce qui s'est passé ou non ?

A Non. En rafraîchissant ma mémoire avec mon article, il était le 27 juin.

Q Mais vous utilisez le mot article. Parlez-vous des deux lettres, la lettre et la lettre par -- est-ce Mme Eveland ?

M. WALCZAK : Eveland.

LA COUR : De quoi s'agit-il ?

M. WALCZAK : Mme Eveland, est-elle l'une des plaignantes.

PAR LA COUR:

Q Parlez-vous de la lettre de Mme Eveland et de votre lettre en réponse ? Cela rafraîchit votre mémoire, comment ?

A Parce que je l'ai lu et, je veux dire, je sais que --

Q Quoi dans ces lettres — quelle partie particulière de l'une ou l'autre de ces lettres, ou des deux, vous amène à croire que le dessein intelligent a été discuté lors de la réunion de juin ?

A Je viens de --

Q Quoi ? Indiquez-moi ce qu'il y a dans la lettre, pas de manière générale, mais spécifiquement.

A Je pensais que --

Q Je vous ai posé cette question car je ne vois pas les mots dessein intelligent.

A Exact. La partie où il est dit « ce que nous faisons ». Je – comme toutes les réunions se chevauchent, je n'ai pas réalisé à l'époque que je savais tout ce qui se passait, car ce n'est pas mon comité. Mais en disant que ce que nous faisions était de choisir un livre qui enseigne les théories les plus répandues, je veux dire que – c'est de cela que je parlais.

Je veux dire, je savais déjà qu'ils faisaient quelque chose, et avant je ne pouvais pas distinguer les réunions. Alors j'ai continué à dire, non, je ne me souviens pas, parce que je ne pouvais pas les distinguer quand ils disaient « est-ce que cela s'est produit alors », et je n'étais pas sûr de quand cela s'était produit.

Q Je ne me souviens pas d'un témoignage antérieur indiquant que Pandas et People aient été discutés lors des réunions de juin. Je m'en remets à la correction si c'est le cas.

Est-ce votre témoignage que Pandas et People a été mentionné lors de l'une ou des deux réunions du conseil scolaire en juin ; est-ce ce que vous dites ?

A Cela a été soulevé à un certain moment, mais encore une fois --

Q Eh bien, nous le savons ; je demande quand.

A Je sais que c'était en août car je sais que Bill était triste que ce ne soit pas à l'ordre du jour. Donc je suis sûr que c'était à ce moment-là. Mais je ne sais pas.

Q Vous ne savez pas quand cela s'est produit avant août ?

A Oui, tout se mélange. Je sais simplement que c'était cela qui préoccupait lui en août, c'est pourquoi cela ressort alors, car ce n'était pas à l'ordre du jour avec l'autre livre.

LA COUR : D'accord.

M. WALCZAK : Votre Honneur, si je puis poser une question --

LA COUR : Je vais autoriser les deux pour équité, je vais autoriser les deux avocats. Commençons par, puisque j'ai posé la question, si vous avez une suite à ma question, c'est à votre témoin, avez-vous une suite à ma question ?

M. GILLEN : Bien sûr.

EXAMEN REDIRIGÉ

PAR M. GILLEN:

Q Heather, les questions du juge sont justes, mais je veux dire, c'est difficile de mettre les choses en place, mais est-ce que vous, en vous asseyant ici aujourd'hui, croyez que le dessein intelligent a été soulevé en juin -- lors des réunions de juin ?

A Oui.

M. GILLEN : Aucune autre question, Votre Honneur.

RECRÉATION DU TÉMOIGNAGE

PAR M. WALCZAK:

Q Mme Geesey, lors de son audition en mars 2005.

A Oui.

Q Cela était plus proche des événements en question que nous le sommes maintenant, correct ?

A Oui.

Q Vous avez vu à la fois la lettre de Mme Eveland et votre lettre, c'est bien cela ?

A On m'a montré la mienne. Moi, je ne sais pas si on m'a montré la sienne. Je ne sais pas.

Q Mais vous avez reçu votre lettre ?

A Je le crois, oui.

Q Et en effet, M. Schmidt vous a posé de nombreuses questions concernant votre lettre.

A Il m'a bien posé des questions, oui.

Q Et à ce moment-là, vous n'avez rien dit à ce sujet, ce qui a réveillé votre souvenir que le dessein intelligent (sic) était enseigné en juin ou en juillet.

A Non, cela a duré quatre ou cinq heures et non, tout était mélangé, donc je ne pouvais pas le séparer pour lui.

M. WALCZAK : Merci.

M. GILLEN : Une question. Redirection. Juge, une question, s'il vous plaît.

LA COUR : Je ne sais pas ce que vous pourriez espérer accomplir, mais je vais vous poser une seule question.

M. GILLEN : Merci.

EXAMEN REDIRIGÉ

PAR M. GILLEN:

Q Heather, vous souvenez-vous si vous avez vu cette lettre avant ou après le témoignage sur lequel M. Walczak s'est concentré ?

A Je le croirais après, car c'est ainsi que cela fonctionne.

M. GILLEN : Aucune autre question, Votre Honneur.

LA COUR : Vous avez droit à une dernière pour l'équité, et c'est le dernier tour.

M. WALCZAK : Je suppose que je dois faire très attention à la façon dont j'utilise ma seule question.

LA COUR : Choisissez avec soin.

M. WALCZAK : Souhaitez plus de vœux.

RE-CROISEMENT

PAR M. WALCZAK:

Q Madame Eveland (sic), dans le cadre de la préparation de votre déposition, avez-vous consulté à la fois la lettre de Mme Eveland et votre lettre ?

A Je ne sais pas.

LA COUR : Belle tentative. Tout ce temps, vous obtenez un « Je ne sais pas ».

Très bien, cela achèvera votre témoignage, madame, vous pouvez descendre.

LE TÉMOIN : Merci.

LA COUR : Dispose-t-on de pièces à conviction avec ce témoin ?

LE GREFFIER ADJOINT : Aucun objet à produire, ils le voudraient --

LA COUR: Je pense que les pièces à conviction mentionnées sont déjà là.

À présent, nous allons faire une pause. Après notre retour de la pause, allons-nous reprendre le témoignage de M. Baksa ou qu'est-ce que vous préférez ? Que souhaitez-vous faire ?

M. GILLEN : Votre Honneur, compte tenu de l'heure, je préférerais ne pas le briser à nouveau. Je voudrais simplement le faire bouger et terminer lorsque je le remettrai. J'ai quelqu'un qui arrive de Floride lundi que je veux achever, puis M. Bonsell, donc je préférerais conclure.

M. ROTHSCHILD : Je vais être un fervent partisan de l'autre position. Je pense --

LA COUR : Pourquoi ne pas venir, conseil, s'il vous plaît.

(À quoi il faut ajouter une conférence en marge tenue entre le tribunal et les avocats hors procès-verbal.)

LA COUR : Très bien, ce que nous allons faire, c'est prendre une pause de 15 minutes, et maintenant une pause un peu plus courte, et nous reprendrons avec une autre partie du témoignage de M. Baksa à titre principal. Nous ne terminerons pas l'examen à titre principal aujourd'hui, mais nous consacrerons un peu de temps restant. Je suppose que nous irons jusqu'à environ 16 h 15, disons, cet après-midi. Nous allons -- et si vous voyez un point de pause avant cela, vous pouvez terminer avant cela, mais je pense que nous devrions passer le temps, comme nous l'avons dit en séance à huis clos, pour reprendre un peu plus du témoignage de M. Baksa et ensuite nous prendrons une pause pour le week-end. Donc nous prendrons une pause de 15 minutes.

LE GREFFIER ADJOINT : Levez-vous.

(À quoi suit, une pause fut prise de 15 h 09 à 15 h 28)