Affirmation CB180 :

Le code génétique est un langage au sens normal du terme, puisqu'il donne un sens à des symboles arbitraires. Le langage est évidemment une catégorie non matérielle de la réalité ; l'information symbolique est distincte de la matière et de l'énergie. Par conséquent, la vie est une manifestation de la réalité non matérielle.

Source :

Baumgardner, John, 1995. Six problèmes avec l'évolution : une réponse à Graham Mark. The Los Alamos Monitor, 31 mars. http://globalflood.org/letters/baumgardner310395.html
Baumgardner, John, 2001. Points saillants du débat d'origines de Los Alamos. http://globalflood.org/papers/insixdays.html

Réponse :

  1. Le code génétique n'est pas un véritable code ; c'est plutôt un chiffre. L'ADN est une séquence de quatre bases différentes (notées A, C, G et T) le long d'une chaîne. Lorsque l'ADN est traduit en protéine, des triplets de bases (codons) sont convertis séquentiellement en les acides aminés qui composent la protéine, certains codons servant de marqueur « stop ». La correspondance entre codon et acide aminé est arbitraire (pas complètement arbitraire, mais suffisamment pour les besoins de l'argument). Cependant, cette seule étape de correspondance -- de 64 codons possibles à 20 acides aminés et un signal stop -- est la seule arbitraire du code génétique. La protéine elle-même est un objet physique dont la fonction est déterminée par ses propriétés physiques.

    De plus, l'ADN est utilisé pour plus que la fabrication de protéines. Une grande partie de l'ADN est transcrit directement en ARN fonctionnel. D'autres ADN agissent pour réguler les processus génétiques. Les propriétés physiques de l'ADN et de l'ARN, et non des sens arbitraires, déterminent leur fonctionnement.

    Une propriété essentielle du langage est que n'importe quel mot peut faire référence à n'importe quel objet. Ce n'est pas vrai en génétique. Le code génétique qui associe des codons aux protéines pourrait être modifié, mais le faire changerait le sens de toutes les séquences codant pour des protéines, et il ne pourrait pas créer de nouveaux sens arbitraires pour toutes les séquences d'ADN. La génétique n'est pas un véritable langage.

  2. Les fréquences des mots de toutes les langues naturelles suivent une loi de puissance (loi de Zipf). L'ADN ne suit pas ce modèle (Tsonis et al. 1997).

  3. Le langage, bien qu'il soit symbolique, reste matériel. Pour qu'un mot ait un sens, le lien entre le mot et son sens doit être enregistré quelque part, généralement dans les cerveaux des gens, les livres et/ou les mémoires informatiques. Sans cette manifestation matérielle, le langage ne peut pas fonctionner.

Références :

  1. Tsonis, A. A., J. B. Elsner et P. A. Tsonis, 1997. L'ADN est-il un langage ? Journal of Theoretical Biology 184 : 25-29.

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créé 2005-1-15